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International DOSSIER : Séismes et tsunamis en Indonésie

Tsunami en Indonésie : au moins 429 morts et des centaines d'habitants encore pris au piège

mercredi 26 décembre 2018 à 9:32 Par Audrey Dumain, France Bleu

Le tsunami qui a frappé les rives du détroit de la Sonde, en Indonésie, samedi 22 décembre, a fait au moins 429 morts et plus de 1.400 blessés selon le bilan provisoire ce mercredi. Des centaines d'Indonésiens pris au piège dans des villages reculés doivent encore être secourus.

Le tsunami a détruit des bâtiments entiers et des personnes sont encore piégées sous les décombres.
Le tsunami a détruit des bâtiments entiers et des personnes sont encore piégées sous les décombres. © Maxppp - M. Tohir

Trois jours après le tsunami qui a frappé l'Indonésie, les secours sur place sont toujours à la recherche des disparus et tentent de venir en aide aux survivants isolés. Le dernier bilan provisoire ce mercredi fait état d'au moins 429 morts, 1.485 blessés et 154 disparus. Des chiens renifleurs ont été déployés mais les chances de retrouver des survivants s'amenuisent. 

La vague a été provoquée par l'éruption du volcan Anak Krakatoa, selon les experts. Cette éruption modérée a entraîné un effondrement sous-marin d'une partie du volcan et le déplacement de vastes quantités d'eau. Des photos satellites de l'Agence spatiale européenne prises avant et après la catastrophe montrent qu'une partie du volcan a disparu.

Des habitations ont été entièrement détruites et la plage de Carita, destination touristique très prisée, est inondée de débris. D'autres villages, plus reculés, sont très difficiles d'accès.

Manque d'eau potable et de médicaments

Des centaines d'Indonésiens sont bloqués sur de toutes petites îles isolées après le passage du tsunami et les secouristes essaient tant bien que mal d’accéder à ces villages reculés. En attendant, l'Agence nationale largue de la nourriture, de l'eau potable et des trousses pour les premiers soins afin de venir en aide aux survivants. Les habitants devraient être ensuite secourus par hélicoptère ou par bateau et conduits dans des centres d'urgence souligne l'AFP.  

Selon l'Agence nationale, les secours parviennent petit à petit à atteindre les endroits les plus isolés. "Les dégâts sont assez massifs alors on n'a pas pu y parvenir les premiers jours", explique Rody Ruswandi, membre de l'Agence nationale, à l'AFP. Des routes et des ponts ont été endommagés, ce qui complique aussi la situation.

Les associations humanitaires craignent également un manque d'eau potable et de médicaments. Les ressources seraient déjà insuffisantes alors que des milliers de personnes qui ont dû fuir leur maison vivent dans des refuges bondés ou à l’hôpital. Plus de 400 employés et bénévoles de la Croix Rouge distribuent de l'eau potable, des couvertures, des bâches et des unités médicales mobiles ont été déployées.

Une région frappée par les catastrophes naturelles

L'Indonésie se situe sur une zone de forte activité sismique où plus de 120 volcans sont encore actifs. En six mois, pas moins de trois catastrophes naturelles très importantes ont touché le pays précise l'AFP. De puissants séismes ont frappé l'île de Lombok, au mois de juillet et au mois août, et il y a près de trois mois, le 28 septembre, un tsunami provoqué par un tremblement de terre a dévasté la ville de Palu. Plus de 2.000 personnes sont mortes et environ 5.000 sont encore portées disparues. 

Des voitures endommagées dans les rues de Palu.  - AFP
Des voitures endommagées dans les rues de Palu. © AFP - BAY ISMOYO

Il y a 14 ans jour pour jour, le 26 décembre 2004, l'une des catastrophes naturelles les plus meurtrières de l'histoire dévastait l’archipel. Un tsunami faisant 220.000 morts dans les pays riverains de l'océan Indien, dont 168.000 Indonésiens, au lendemain de Noël.

Les experts mettent en garde contre le risque de nouvelles vagues mortelles. "Le risque de tsunami dans le détroit de la Sonde restera élevé tant que le volcan sera dans sa phase d'activité actuelle parce qu'il est susceptible de déclencher d'autres glissements de terrain sous-marins", a précisé Richard Teeuw, de l'Université de Portsmouth à l'AFP.