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International DOSSIER : Référendum en Catalogne

Un an après le référendum, l'ancien préfet de Catalogne s'exprime

lundi 1 octobre 2018 à 5:06 Par Isabelle Rolland et Sébastien Berriot, France Bleu Roussillon

Il y a un an, Enric Millo, alors préfet de Catalogne, supervisait l'intervention des forces de l'ordre le jour du référendum sur l'indépendance. Aujourd'hui président du Parti Populaire pour la province de Gérone, il revient sur ce 1er octobre 2017.

Enric Millo, ancien préfet de Catalogne, aujourd'hui président du Parti Populaire dans la province de Gérone
Enric Millo, ancien préfet de Catalogne, aujourd'hui président du Parti Populaire dans la province de Gérone © Maxppp -

Perpignan, France

C'est la première fois, qu'il  s'exprime dans un média français. Enric Millo, l'ancien préfet de Catalogne, délégué du gouvernement central en Catalogne, a supervisé l'intervention des forces de l'ordre le 1er octobre 2017, jour du référendum sur l'indépendance. Ce dimanche là, les électeurs se déplaçaient en masse dans les bureaux de vote, un scrutin interdit par Madrid. La journée s'est terminée par l'intervention de la Guardia Civil et de la Policia Nacional

"Le vote était interdit par la justice, il fallait faire respecter cette décision." 

Pour Enric Millo "l'intervention était nécessaire. Il faut garder en tête que dans une démocratie comme l'Espagne ou la France, les lois doivent être respectées tout comme les décisions de justice. Le gouvernement catalan a encouragé les citoyens à violer les décisions de justice. Le vote a été interdit par décision de justice, et les catalans ont utilisé leurs corps pour défendre les urnes et les bureaux de vote."

"Les citoyens avaient pourtant été informés de la situation. L'intervention des forces de l'ordre était nécessaire pour empêcher ce vote, car la police régionale de Catalogne avait la responsabilité de fermer les bureaux de vote, mais ils n'ont pas reçu d'ordre du gouvernement catalan. " 

"On aurait pu éviter ça, mais il fallait l'accord de Carles Puidgemont."

"Je crois qu'on aurait pu éviter cette situation. D'ailleurs j'en ai parlé avec Carles Puidgemont, l'ancien président catalan. Je lui ai demandé de ne pas organiser ce référendum, mais pourquoi pas une autre sorte de manifestation. Mais il ne m'a pas écouté, il a préféré cette situation de confrontation entre les citoyens et les forces de l'ordre. Un an plus tard, je crois qu'il n'avait pas la volonté d'éviter ça."

"Aujourd'hui, il faut faire des réformes et améliorer le dialogue entre les gouvernements catalan et espagnol, mais toujours dans le cadre de la loi."

Enric Millo au micro de France Bleu Roussillon, avec Sébastien Berriot