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Bamako : prise d'otages dans un hôtel terminée, au moins 19 morts

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu

L'état d'urgence est entré en vigueur samedi au Mali, au lendemain de la prise d'otages dans un grand hôtel de Bamako, au Mali, qui a fait au moins 19 morts, revendiquée par le groupe jihadiste de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar. Trois suspects sont recherchés.

La police arrive à l'hôtel Radisson Blu de Bamako
La police arrive à l'hôtel Radisson Blu de Bamako © Maxppp

La prise d'otage terminée, les militaires ont procédé à la sécurisation de l'hôtel Radisson Blu, attaqué ce vendredi matin par des hommes armés. Des sources de sécurité maliennes font état d'au moins une vingtaine de morts parmi les otages. Deux assaillants ont été tués selon une source militaire malienne. La police a procédé à l'évacuation de civils, blessés pour certains. Le ministre de la Sécurité Intérieur malien a annoncé à la télévision que 76 personnes avaient été libérées. 

 Les djihadistes d'Al Mourabitoune, liés à Al Qaïda, ont revendiqué vendredi sur Twitter la prise d'otages. 

Les forces spéciales françaises, venues de Ouagadougou au Burkina Faso voisin, sont intervenues en début d'après-midi dans l'hôtel de Bamako où le commando islamiste retenait toujours des otages. Un détachement de soldats d'élite "chargé d'aider les forces maliennes dans le cadre de la prises d'otage", a  indique le ministère français de la Défense. Vendredi, en fin de matinée, la France, qui intervient militairement au Mali depuis janvier 2013, a envoyé une quarantaine de membres du GIGN (Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale) au Mali.

Prise d'otages massive

Une semaine après les pires attentats commis en France, une nouvelle attaque terroriste meurtrière s'est produite, avec une prise d'otages massive, dans un grand hôtel de Bamako. Prisé de la clientèle internationale, l'hôtel Radisson Blu a été investi vers 7h00 du matin  par des assaillants lourdement armés qui retenaient au départ 170 otages, avant que les forces maliennes ne donnent l'assaut.  

"15 citoyens français libérés"

Des étrangers d'au moins 14 nationalités faisaient partie des 140 clients de l'hôtel Radisson Blu, selon le ministère de la Sécurité intérieure et les autorités ou employeurs des pays concernés. Y étaient présents des ressortissants d'Algérie, d'Allemagne, de Belgique, du Canada, de Chine, de Côte d'Ivoire, d'Espagne, des Etats-Unis, de France, d'Inde, du Maroc, de Russie, du Sénégal et de Turquie.

Le ministère malien de la Sécurité évoque quant à lui "15 citoyens français libérés", sans plus de précisions. Air France, qui a annulé tous ses vols à partir et à destination de Bamako, faisait état de 12 employés logés dans l'établissement qui ont été mis "en lieu sûr". 

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda. Ils ont été en grande partie chassés à la suite du lancement, en janvier 2013,  d'une intervention militaire internationale. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. 

François Hollande appelle les ressortissants français des pays sensibles à la prudence  

 "Notre ambassade est mobilisée pour assurer la sécurité de nos compatriotes, en liaison étroite avec les autorités maliennes.", déclare-t-on au Quai d'Orsay. Une cellule de crise a été ouverte, joignable à ce numéro 01 45 50 34 60 .

Etat d'urgence et deuil national

Selon le gouvernement malien : "L'état d'urgence institué permettra de renforcer les moyens juridiques des autorités administratives et compétentes pour rechercher et mettre à la disposition des autorités judiciaires des terroristes qui seraient en cavale et d'éventuels complices."

Un deuil national de trois jours a également été décrété à partir de lundi. Des Russes, trois Chinois, un Américain, et un haut fonctionnaire belge en mission à Bamako figurent parmi les victimes, ont annoncé leurs pays respectifs. 

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