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Explosions à Beyrouth : un expatrié savoyard sous le choc, "une détonation, un souffle et tout s'effondre"

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Une partie de Beyrouth, capitale du Liban, a été ravagée par l'explosion de mardi soir dans le port de la ville. Le bilan provisoire est d'au moins une centaine de morts. Un véritable choc pour les habitants, dont les expatriés. Un hôtelier savoyard installé là-bas raconte ce qu'il a vécu.

Une partie de Beyrouth est détruite suite à l'explosion dans le port mardi soir
Une partie de Beyrouth est détruite suite à l'explosion dans le port mardi soir © Maxppp - Ahmad Terro

C'est toujours le chaos à Beyrouth après la double explosion de mardi soir dans le port de la ville. Le bilan provisoire est de plus de 100 morts, une dizaine de disparus, 4.000 blessés et 300.000 personnes sans domicile.

Une partie de la ville a été ravagée par la puissante déflagration et de nombreux immeubles ont été détruits. Parmi les bâtiments touchés, l'hôtel de Franck Page, un savoyard de 51 ans originaire de Saint-Genix-sur-Guiers. Chef cuisinier, il est l'un des responsables d'un hôtel cinq étoiles, à six kilomètres du port.

"J'ai vécu cette expérience comme un vieux souvenir de 2005, quand ils ont tué le Premier ministre Rafiq Hariri."

Image de l'explosion à Beyrouth
Image de l'explosion à Beyrouth - Franck Page

ECOUTEZ - Le reportage de France Bleu Pays de Savoie avec un expatrié à Beyrouth

"Je venais de rentrer dans mon bureau au moment de l'explosion. Ça fait bizarre, vous voyez des plaques passer, des morceaux de plafond, des chiffons, des nappes... c'est assez incroyable à décrire. Tout de suite on essaye de s'allonger, de se protéger en se mettant par terre dans un coin." Il croit d'abord à l'explosion d'une bombe. "J'ai vécu cette expérience comme un vieux souvenir de 2005 quand ils ont tué le Premier ministre Rafiq Hariri. On entend une détonation puis on voit un souffle qui arrive et tout s'effondre autour de nous." 

Un immeuble détruit dans le quartier Mar Mikael à Beyrouth
Un immeuble détruit dans le quartier Mar Mikael à Beyrouth - Franck Page

L'établissement est ravagé et fermé

L'hôtel compte 500 chambres et 400 employés. _"_Avec une telle déflagration, des gens ont bien sûr été soufflés. Il n'y a pas de blessé grave mais quand même un bassin cassé, des coupures dues aux éclats de verre." Une fois le personnel et les touristes mis à l'abri, l'hôtelier constate les dégâts. L'établissement est ravagé. "Il est fermé maintenant, on a évacué nos clients vers différents hôtels. Les baie vitrées, les montants de fenêtres ont été projetés, des grosses portes coupe-feu arrachées et tordues. On commence le nettoyage, à sauver ce qui peut-être sauvé, récupérer ce qui peut être sauvé."

Avec la crise économique, le covid et maintenant ça, c'est une catastrophe"

Encore choqué, ce savoyard installé au Liban depuis près de 20 ans en est conscient, le pays va mettre beaucoup de temps à s'en relever. "Avec la crise économique, le Covid et maintenant ça, c'est une catastrophe. Il faut savoir que le pays est déjà dans un état d'urgence. Même si l'avenir est incertain, Franck Page est lui sûr d'une chose. Il compte bien rester au Liban.

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