International

Un incident diplomatique entre l'Angleterre et la Corée du Nord à cause... de la devanture d'un coiffeur

France Bleu jeudi 17 avril 2014 à 9:15

La devanture du salon de coiffure concerné, à Londres
La devanture du salon de coiffure concerné, à Londres © Youtube - - Capture d'écran

Une affiche, dans la vitrine d'un coiffeur londonien, raillait la coupe de cheveux de Kim Jong-Un, le président de la Corée du Nord. Une moquerie qui n'a pas du tout fait rire les autorités concernées, qui ont envoyé deux employés de l'ambassade sur place, avant d'envoyer un courrier au ministère britannique des Affaires Etrangères.

"Coiffure des mauvais jours ?" ("Bad hair day ? " en VO) : c'est ce que l'on pouvait lire sur la devanture d'un coiffeur, à Londres. La phrase, annonçant des promotions sur les coupes de cheveux, était accompagnée d'une photo de Kim Jong-Un, le dictateur de Corée du Nord. Cheveux rasés sur le côté du crâne et longs sur le dessus, la coupe de cheveux caractéristique du leader nord-coréen est souvent la cible de moqueries, surtout depuis que les autorités ont exigé que tous les hommes nord-coréens arborent cette coupe. 

Mais cette plaisanterie-là n'a pas du tout plu aux autorités nord-coréennes, qui ont exigé le retrait pur et simple de l'affiche , selon le London Evening Standard . Le patron du salon de coiffure raconte avoir vu deux employés de l'ambassade nord-coréenne photographier la vitrine et prendre des notes , avant d'entrer pour demander que cette affiche "irrespectueuse" soit décrochée.

"Je leur ai dit que nous étions en Angleterre et non pas en Corée du Nord, et qu'ils n'avaient qu'à aller chercher leurs avocats" — Mo Nabbach, patron du salon de coiffure

Le gérant du salon explique avoir retiré son affiche malgré tout. Mais l'affaire ne s'est pas arrêtée là : le ministère britannique des Affaires Etrangères a reçu un courrier officiel de l'ambassade de Corée du Nord . La missive demandait à Londres de "prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à cette provocation ". Mais le ministère n'a pas encore fait savoir quelles suites allaient être données à la demande. 

Partager sur :