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International

Un lycée strasbourgeois représente la France à Berlin pour les 30 ans de la chute du Mur

Berlin commémore les 30 ans de la chute du Mur vendredi 9 novembre 2019. De nombreux dignitaires étrangers doivent y participer, ainsi que des jeunes. Le lycée strasbourgeois Rudloff, situé à Koenigshoffen a d'ailleurs été choisi pour représenter la France. Un lycée sélectionné pour son engagement.

Image d'illustration du musée de Checkpoint Charlie à Berlin, symbole de la séparation entre Berlin-Est et Ouest durant la Guerre Froide.
Image d'illustration du musée de Checkpoint Charlie à Berlin, symbole de la séparation entre Berlin-Est et Ouest durant la Guerre Froide. © Maxppp - Sadak Souici / Le Pictorium

Koenigshoffen, Strasbourg, France

Voilà 30 ans que le "mur de la honte", le mur de Berlin, est tombé. De nombreuses commémorations sont prévues vendredi 9 novembre 2019 en Allemagne. Des dizaines de chefs d'Etat sont attendus mais également des lycéens venus faire un travail de mémoire et d'histoire. Parmi eux, un lycée a été choisi pour représenter la France : le lycée Rudloff, situé à Koenigshoffen, un quartier prioritaire à Strasbourg. Du 4 au 10 novembre, quarante élèves de première de cet établissement sont en voyage à Berlin. 

Un lycée choisi pour l'engagement de ses enseignants. Depuis 10 ans, Mélanie Brétel-André, professeur d'allemand, emmène ses élèves à Berlin en novembre. Un voyage au cœur d'un programme pluridisciplinaire qu'elle organise avec plusieurs collègues. 

Une relation à l'Allemagne et à la mémoire pas si évidente en Alsace

Cultiver les relations franco-allemandes semble couler de source pour un lycée situé à dix kilomètres à peine de l'Allemagne et surtout à Strasbourg, capitale européenne. Mais cela n'est pas aussi évident. Pour beaucoup de jeunes, cette relation se limite à "aller faire ses courses pas cher en Allemagne". Louison, élève de première Abibac (bac bilingue) rapporte : "Beaucoup ne connaissent pas bien ce pays et même se détournent de la langue", langue apprise dès le premier cycle en Alsace. 

Une vision qui a surpris Mélanie Brétel-André : "Je suis bretonne prof d'allemand, j'ai été mutée en Alsace. Quand je suis arrivée à l'époque, il y a de cela vingt ans maintenant, je croyais que les liens allaient de soi et j'ai compris que c'était beaucoup plus douloureux, beaucoup plus complexe comme relation à l'Allemagne dans cette région d'Alsace." Depuis dix ans, l'enseignante organise donc chaque année un voyage à Berlin en novembre. Au cœur du programme : la vie avant et après le mur étudiée grâce à divers supports comme les livres, la BD, les films. 

Des voyages programmés sur-mesure pour les élèves depuis dix ans

Chaque voyage est préparé "sur-mesure" avec les élèves eux-mêmes qui vont rencontrer les auteurs des ouvrages qu'ils lisent cette année : Claudia Rusch, autrice de Meine freie deutsche Jugend (en référence à la Freie Deutsche Jugend, en français 'la jeunesse libre allemande", le mouvement de jeunesse officiel sous la RDA) puis Susanne Buddenberg et Thomas Henseler, auteurs de la bande dessinée Berlin, geteilte Stadt (soit 'Berlin, ville divisée'). "Ils ont préparé les interviews, nous aurons aussi la chance de rencontrer le commissaire fédéral chargé des archives de la Stasi." détaille l'enseignante. 

Les élèves s'investissent donc beaucoup. L'un d'eux a même marqué Mélanie Brétel-André : "Je n'ai jamais vu un élève s'engager autant." Denis est arrivé en Alsace il y a un an. Né au Portugal de parents ukrainiens, il s'est mis tout seul à l'allemand pour une raison qui peut surprendre : "Surtout pour mon idole, Madame Merkel, la chancelière allemande. Quand j'ai entendu parler de ce voyage, ça m'a rendu fou on peut dire. Je me suis dit que c'était ma chance de la rencontrer, alors je me suis mis au travail" raconte avec le sourire le jeune homme de 16 ans. 

Deux élèves alsaciens prononceront un discours à la cérémonie officielle

Commémorer la chute du mur de Berlin aura d'ailleurs une résonance dans l'histoire familiale de Denis dont les parents ukrainiens sont nés en URSS : "J'ai une liberté d'expression et de circuler que mes parents n'ont pas connu étant jeunes" souligne l'élève. Il a d'ailleurs candidaté pour figurer parmi les deux élèves français qui feront un discours lors de la cérémonie officielle au Mémorial du mur de Berlin samedi, le point d'orgue des commémorations et de ce voyage.

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