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International

Un pompier catalan de retour d'Indonésie après le tsunami : "Il y avait des corps partout"

mercredi 24 octobre 2018 à 12:02 Par Baptiste Guiet, France Bleu Roussillon

Eric Courtois, pompier volontaire à Argelès-sur-Mer, vient de passer dix jours sur l'île de Célèbes, ravagée par un séisme et un tsunami fin septembre. Ce membre de l'ONG Pompiers Humanitaires Français est un des rares étrangers à avoir participé aux opérations de secours sur place. Témoignage.

Dernier bilan de la catastrophe : 2000 tués et 5000 disparus
Dernier bilan de la catastrophe : 2000 tués et 5000 disparus - Eric Courtois

Argelès-sur-Mer, France

"Nous sommes partis à six , avec deux infirmières, pour une mission qui était médicale à l'origine. Mais une fois sur place on s'est rendu compte que ce n’était pas le besoin principal pour la population. Donc nous nous sommes orientés vers des chantiers de recherches de victimes, raconte Eric Courtois, pompier volontaire à Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales). Nous n'étions que deux ONG à avoir reçu l'autorisation des autorités. On a finalement travaillé dans le quartier de Balaroa, tout près d'une des failles créées par le séisme."

Le chaos

"Le séisme a déclenché deux phénomènes distincts : le tsunami et la liquéfaction des sols. La liquéfaction c'est comme une machine à laver : tout est enseveli parfois très profondément. Il n'y avait plus rien du tout. Que des toits à l'envers et des tôles. Les maison avaient été trimballées sur presque deux kilomètres."

"On s'attendait plus à trouver des cadavres que des survivants. C'est la pire catastrophe sur laquelle je suis intervenu".

  - Aucun(e)
- Eric Courtois

La difficile recherche des corps

"A l’hôpital de Palu, il y avait des corps partout. Mais nous dans nos recherches nous n'en avons pas trouvé. Nous n'avions pas forcément les outils adaptés car nous étions partis à la base pour une mission médicale. Nous avons creusé avec ce qu'il y avait sur place, notamment des gamelles."

Un sauvetage inattendu

"Nous étions sous les décombres et soudain nous avons entendu un miaulement. En grattant la terre et les cailloux nous avons découvert un chaton. Nous l'avons nourri et mis en sécurité. Tout seul, il serait mort. Ce sauvetage c'était une bouffée d'oxygène. Ça nous a fait du bien."

Une expérience éprouvante

"Il va falloir quelques semaines pour se remettre physiquement. Pour le reste, ça va marquer pendant quelques temps". conclut Eric Courtois, membre de l'ONG Pompiers Humanitaires Français.