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Soldat français tué au Mali : un groupe djihadiste revendique l'attaque

Par Oanna Favennec et Germain Arrigoni, France Bleu La Rochelle et France Bleu samedi 5 novembre 2016 à 9:28 Mis à jour le samedi 5 novembre 2016 à 20:55

Une patrouille française à Tombouctou en 2013.
Une patrouille française à Tombouctou en 2013. © Maxppp -

L'Elysée a annoncé ce samedi la mort dans la nuit d'un militaire français au Mali. Le soldat, âgé de 28 ans, avait été blessé ce vendredi dans l'explosion d'une mine au passage de son véhicule blindé. Le groupe jihadiste Ansar Dine, lié à Al-Qaïda, a revendiqué l'attaque sur les réseaux sociaux.

Un soldat français a perdu la vie au Mali dans la nuit de vendredi à samedi. L'Elysée l'a annoncé ce samedi matin. Sous-officier du 515e régiment du train de la Braconne (près d'Angoulême, en Charente), il partait en mission de ravitaillement, dans le Nord du pays, quand son véhicule blindé, le premier d'un convoi d'une soixantaine, a sauté sur une mine. Un autre soldat a été légèrement blessé.

Revendication jihadiste

Le groupe jihadiste Ansar Dine du Malien Iyad Ag Ghaly, lié à Al-Qaïda, a revendiqué l'attaque sur les réseaux sociaux, affirmant, sans plus de précisions, qu'elle avait eu lieu à 60 km de Kidal.

Les groupes jihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du Mali en 2012 en ont été en grande partie chassés à la suite de l'opération Serval. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et de l'ONU (Minusma), qui sont régulièrement la cible, tout comme Barkhane, d'attaques attribuées à des groupes terroristes armés.

Qui est le militaire décédé ?

Selon France Bleu La Rochelle, Fabien Jacq avait 28 ans et était célibataire. Il était dans l'armée depuis 9 ans, au 515e régiment du Train de la Braconne depuis 8 ans, mais n'était arrivé au Mali que depuis un mois. Maréchal des logis-chef, il avait auparavant servi au Liban, en Afghanistan, et une première fois au Mali en 2013. Le jeune homme avait également pris part à l'opération Sentinelle, mise en place en France après les attentats de janvier 2015.

Dans un communiqué, le président de la République, François Hollande, "salue le sacrifice de ce militaire français tué dans l'accomplissement de sa mission pour la défense de notre pays et la protection de nos concitoyens".

16 militaires morts depuis 2013

C'est le 16e militaire à trouver la mort au Mali depuis le début de l'intervention française en 2013 (selon un décompte de l'AFP), et le troisième du 515e régiment du Train de la Braconne. L'opération, d'abord baptisée Serval, a été poursuivie, élargie au Sahel (Mali, Mauritanie, Tchad, Niger et Burkina Faso), sous le nom d'opération Barkhane à partir d'août 2014.

En avril dernier, trois soldats avaient également été tués dans des circonstances similaires, au nord du Mali. Six militaires français ont également été légèrement blessés dans l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule blindé.