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International

Les dirigeants de la Corée du Nord et de la Corée du Sud s'engagent à une "dénucléarisation complète"

vendredi 27 avril 2018 à 7:33 - Mis à jour le vendredi 27 avril 2018 à 15:16 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président sud-coréen Moon Jae-in ont tenu ce vendredi, un sommet historique sur la ligne de démarcation militaire qui divise la péninsule. Ils se sont engagés à une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne" et à signer un accord de paix.

Le président sud-coréen Moon Jae-in et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, ce vendredi.
Le président sud-coréen Moon Jae-in et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, ce vendredi. © Maxppp - Kyodo/MAXPPP

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président sud-coréen Moon Jae-in ont tenu, ce vendredi, un sommet historique après une poignée de main hautement symbolique, sur la ligne de démarcation militaire qui divise la péninsule. Ils se sont engagés à une dénucléarisation complète de la péninsule, et à signer un accord de paix. Premier dirigeant nord-coréen à fouler le sol sud-coréen depuis la guerre (1950-1953), Kim Jong Un a repassé la frontière et est rentré en Corée du Nord en fin de journée.

La péninsule bientôt dénucléarisée, un accord de paix en vue 

Kim Jong Un et Moon Jae-in se sont engagés à une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne". Les deux dirigeants ont également convenu de cesser toutes leurs activités hostiles sur terre, mer et air, et ont exprimé leur volonté de transformer la zone démilitarisée, qui sépare les deux pays, en une "zone de paix".

La Corée du Sud et la Corée du Nord vont déclarer cette année la fin de la guerre de Corée, dont l'armistice avait été signé en 1953, et vont transformer l'accord de cessez-le-feu en accord de paix. Moon Jae-in se rendra cet automne à Pyongyang, la capitale nord-coréenne. Les deux dirigeants se sont donné l'accolade après avoir signé un communiqué proclamant "qu'il n'y aura plus de guerre sur la péninsule coréenne".

Une "nouvelle histoire" entre les deux Corées

Plus tôt, Kim Jong Un s'était dit "submergé par l'émotion" après avoir franchi la ligne de démarcation en béton, devenant le premier dirigeant nord-coréen à fouler le sol sud-coréen depuis la guerre de Corée, qui a duré de 1950 à 1953. "Nous nous trouvons aujourd'hui sur une ligne de départ, pour écrire une nouvelle histoire faite de paix, de prospérité et de relations intercoréennes", avait déclaré Kim Jong-un.

Un prélude à la rencontre avec Donald Trump 

Ce sommet doit être le précurseur d'un face-à-face très attendu entre M. Kim et le président américain Donald Trump. M. Moon a saisi la branche d'olivier olympique pour lancer le dialogue avec Pyongyang, expliquant que le sommet intercoréen servirait de base à la réunion entre le Nord et Washington. La Maison Blanche a souhaité que le sommet débouche sur un "futur de paix et de prospérité pour toute la péninsule coréenne". Le président Trump a exigé que le Nord renonce à ses armes nucléaires et Washington réclame que la dénucléarisation soit totale, vérifiable et irréversible. Mais le directeur du secrétariat de la présidence sud-coréenne Im Jong-seok a prévenu jeudi que rien n'était gagné.

Donald Trump a toutefois salué la rencontre "historique" entre les dirigeants sud et nord-coréens, remerciant chaleureusement le président chinois Xi Jinping pour son "aide précieuse" sur ce dossier dans une série de tweets.

La France "accueille évidemment très favorablement" les signaux "très tangibles d'un rapprochement" entre les deux Corées, a pour sa part indiqué le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, en espérant qu'ils puissent s'inscrire "dans la durée".