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Une Nordiste coincée en Algérie lance un SOS : "On est comme prisonniers"

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Une habitante de Roubaix est coincée en Algérie depuis près de deux mois et demi, avec son fils de quatre ans. Cette Nordiste, franco-algérienne, est arrivée le 12 mars pour dix jours. Mais les liaisons aériennes ont été interrompues à cause de la crise du coronavirus. Elle lance un cri d'alarme.

Le Quai d'Orsay affirme qu'il y a trois avions par jour mis en place depuis Alger pour rapatrier les Français. Le Quai d'Orsay affirme qu'il y a trois avions par jour mis en place depuis Alger pour rapatrier les Français.
Le Quai d'Orsay affirme qu'il y a trois avions par jour mis en place depuis Alger pour rapatrier les Français. © AFP - BILLAL BENSALEM

Le quai d’Orsay a promis ce mardi trois vols quotidiens entre l’Algérie et la France et un "pont maritime" avec le Maroc, pour rapatrier les Français toujours coincés au Maghreb par la crise du coronavirus. Une Nordiste témoigne sur France Bleu, depuis Bou Saâda, une ville située à 250 km au Sud d’Alger, où elle attend depuis presque deux mois et demi.

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Liaisons aériennes interrompues

Fouhzia est originaire de Roubaix, elle a la double nationalité franco-algérienne. Le 12 mars, elle s’est rendue en Algérie avec son fils de quatre ans et sa mère, pour rendre visite à sa famille et récupérer des papiers administratifs. Cinq jours plus tard, toutes les liaisons aériennes étaient interrompues.

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On a trouvé porte close à l'aéroport

"Je suis retournée à l’aéroport le 21 mars, raconte-t-elle, en me disant qu’on avait des billets, et qu’ils n’allaient pas nous laisser sur le carreau, et qu’on allait pouvoir rentrer. Sauf qu’on est arrivés à l’aéroport et qu’on a trouvé porte close".

Depuis, Fouhzia a multiplié les démarches, notamment auprès du consulat français, mais elle ne parvient pas à quitter l'Algérie : "On est ballottés comme ça, de mail en mail, nous disant qu’on est dans un foyer en sécurité et qu’on doit attendre". 

On est à bout, fatigués, on n'en peut plus

Avec son fils de quatre ans, elle vit confinée dans une pièce de la maison de son oncle. Les annonces du ministre des Affaires étrangères ne l’ont pas franchement rassurée. Elle n’arrive pas à accéder à la réservation d’un quelconque avion retour : "C'est le néant. Impossible de réserver. On est connectés depuis 48 heures, sans dormir. On est à bout, on est fatigués, on n’en peut plus". 

On se sent rejetés

Fouhzia affirme qu’ils sont 6.000 Franco-algériens dans son cas : "Je pense que c’est lié à la double nationalité : on est considérés comme Français ? Comme Algériens ? On n’est nulle part en fait. On se sent rejetés. Quand on appelle le consulat, on nous dit : on ne peut rien faire. C’est lamentable". Une page Facebook a été créée pour générer de l'entraide et partager les informations.

C'est un cauchemar, un truc sans fin

La Roubaisienne estime que "trois avions par jour, ce n'est pas suffisant. Il faut des avions plus gros, où on pourra mettre de la distanciation, mais on pourra au moins rentrer chez nous". Pour elle, "il faut faire vite, il faut nous considérer comme des êtres humains. On est comme prisonniers, on attend d’être libérés. C’est un cauchemar, un truc sans fin. C’est incroyable mais vrai".

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