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International

VIDÉOS - Ce qu'il faut retenir de la dernière journée de la visite d'Emmanuel Macron aux États-Unis

mercredi 25 avril 2018 à 19:11 - Mis à jour le jeudi 26 avril 2018 à 7:31 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Mercredi, Emmanuel Macron a conclu sa visite d'État aux Etats-Unis par un discours devant le Congrès avant une discussion avec des étudiants. Devant le congrès, le président français a exposé sa vision du monde et ouvertement critiqué la politique du président américain Donald Trump.

Emmanuel Macron devant les étudiants américains de l'université George Washington mercredi.
Emmanuel Macron devant les étudiants américains de l'université George Washington mercredi. © AFP - Ludovic MARIN

Dernier jour de la visite d'Etat d'Emmanuel Macron aux Etats-Unis. Au lendemain de pourparlers compliqués sur plusieurs dossiers diplomatiques avec le président américain Donald Trump, le président français s’est adressé, en anglais, au Congrès américain ce mercredi. Il a ensuite répondu aux questions de plus de mille étudiants de l'université George Washington.

Standing ovation au congrès 

Dans un discours de cinquante minutes, chaudement accueilli par les parlementaires américains, il a loué l'amitié entre les deux pays sans pour autant ménager son homologue sur plusieurs sujets : multilatéralisme, climat, ou encore Iran.

"C'est un honneur pour la France, pour le peuple français et pour moi d'être reçu dans ce sanctuaire de la démocratie, où tant de l'histoire des Etats-Unis s'est écrite" a lancé d'emblée Emmanuel Macron après avoir été accueilli par une standing ovation de 3 minutes. Des centaines de représentants et sénateurs s'étaient déplacés pour l'écouter.

"Il n'y a pas de planète B"

Après avoir vanté l'amitié entre la France et les Etats-Unis et insisté sur les liens historiques et économiques tissés entre les deux pays, Emmanuel Macron a plaidé pour "un multilatéralisme fort" et insisté sur le fait qu'il ne pouvait exister sans l'implication des Etats-Unis. Une prise de position à rebours de celle du président américain qui défend une vision isolationniste et unilatéraliste.

Le chef de l'Etat a ensuite abordé la question du climat, affichant une forme de sérénité en dépit des désaccords avec le président Trump

"Je suis sûr qu’un jour les Etats-Unis reviendront vers nous et rejoindront l’accord de Paris. Je suis sûr que nous pourrons travailler ensemble pour atteindre avec vous les ambitions du pacte sur l’environnement" a déclaré Emmanuel Macron avant d'enfoncer le clou : "Quel est honnêtement le sens de notre vie si nous vivons en détruisant la planète et que nous sacrifions l’avenir de nos enfants ? Que nos décisions sont de réduire les chances de nos enfants et petits-enfants ? En polluant les océans, en réduisant la biodiversité, nous tuons notre planète. Reconnaissons-le, il n’y a pas de planète B."

Pessimisme sur un nouvel accord sur le nucléaire iranien 

Emmanuel Macron est aussi revenu sur la question iranienne. "Sur l’Iran, notre objectif est clair : l’Iran n’aura jamais d’armes nucléaires. Ni maintenant, ni dans cinq ans, ni dans dix ans, jamais" a affirmé le président français avant de plaider, comme la veille, pour un nouvel accord plus large sur l'Iran et la question nucléaire.  

"Mais cette politique ne doit pas mener à la guerre au Moyen-Orient. Nous devons garantir la souveraineté des Etats, y compris celle de l’Iran, qui est une grande civilisation. Ne produisons pas les erreurs du passé dans la région. Ne créons pas nous-mêmes de nouvelles guerres" a ajouté Emmanuel Macron. 

L'Iran et la Russie ont opposé ce mercredi une fin de non-recevoir à cette tentative de renégociation. Lors de sa conférence de presse en fin de journée, Emmanuel Macron lui-même s'est dit très pessimiste sur un nouvel accord et sur l'attitude de Donald Trump : "L'analyse rationnelle de la totalité de ses déclarations ne m'incite pas à penser qu'il fera tout pour maintenir" l'accord signé avec l'Iran, a-t-il déclaré à la presse.

"Je ne construis pas de mur" pour contrôler l'immigration 

Mardi, Donald Trump avait félicité Emmanuel Macron pour sa lutte contre "l'immigration incontrôlée". En conférence de presse, Emmanuel Macron a taclé le président américain, rappelant que lui ne "construit pas de mur avec qui que ce soit " pour contrôler l'immigration. 

Macron parle des grèves aux étudiants américains 

Debout en bras de chemise sur une estrade, le président français s'est ensuite offert un moment d'expression libre, lors d'une séance de questions-réponses avec plus d'un millier d'étudiants de l'université George Washington.

Il y a beaucoup de grèves, c'est normal, mais au bout du compte vous avez une loi qui est votée" - Emmanuel Macron 

La première question à laquelle il a répondu portait sur les grèves dans la fonction publique aux Etats-Unis et en France, ainsi que dans les chemins de fer. "La grève est une expression de la démocratie", "il y a beaucoup de grèves et de manifestations, c'est normal quand on fait des réformes, il y a des désaccords, mais au bout du compte vous avez une loi qui est votée", a-t-il répondu.

Un plaidoyer pour la tolérance envers l'islam 

C'est sur une question sur l'immigration, l'islam et l'insécurité, posée par une étudiante qui voyait un lien entre ces sujets, qu'il a le plus longuement répondu, avec un plaidoyer pour la tolérance qui a été très applaudi. "L'islam est un défi pour nos sociétés parce que cette religion est nouvelle, originaire d'une autre partie du monde", a plaidé le président français. "Maintenant des millions de personnes y croient et ce sont nos concitoyens, avec les mêmes droits. Il existe une tension avec l'islam parce que nos populations ne sont pas habituée, parfois. La bonne réponse n'est pas de dire que nous devons nous en débarrasser", a-t-il dit, déclenchant des applaudissements de la salle. "La meilleure réponse est la tolérance et que chacun respecte les règles", a-t-il dit.