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International

VIDÉO - Altercation verbale entre Emmanuel Macron et des policiers israéliens à Jérusalem

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Par , France Bleu

En déplacement à Jérusalem, Emmanuel Macron s’est brièvement emporté mercredi contre les forces de sécurité israéliennes postées devant l'entrée de l'église Sainte-Anne, l'un des territoires français de Jérusalem où elles ne sont pas autorisées à entrer.

Emmanuel Macron s'est brièvement emporté contre les forces de sécurité israéliennes mercredi 22 janvier 2020 à Jérusalem
Emmanuel Macron s'est brièvement emporté contre les forces de sécurité israéliennes mercredi 22 janvier 2020 à Jérusalem © AFP - Ludovic Marin

La séquence rappelle le coup de colère, devenu célèbre, de Jacques Chirac. En déplacement au Proche-Orient, Emmanuel Macron s’est brièvement emporté mercredi 22 janvier contre les forces de sécurité israéliennes devant l'église Sainte-Anne, l'un des quatre territoires français de Jérusalem.

"Everybody know the rules. I don't like what you did in front of me. Go outside. I'm sorry. You know the rules. Nobody has to provoke nobody" (Tout le monde connaît les règles. Je n'aime pas ce que vous avez fait devant moi. Allez dehors. Je suis désolé. Vous connaissez les règles) a crié le président français à un policier. Les forces de l'ordre israéliennes ne sont pas autorisées à entrer dans la basilique construite par les Croisés au XIIe siècle et offerte par l'Empire ottoman à la France en 1856. "Nous restons calme, nous avons fait une magnifique marche, vous faites du bon boulot dans la ville et je l'apprécie, mais s'il vous plaît, respectez les règles établies depuis des siècles", a poursuivile chef d'État français. "Elles ne changeront pas avec moi, je peux vous le dire. C'est la France ici, et tout le monde connaît la règle."

C'est dans ce quartier de Jérusalem-Est que l'ancien président français Jacques Chirac avait haussé le ton, en 1996, contre des soldats israéliens qui l'encadraient de trop près. "Do you want me to go back to my plane ?" (Voulez-vous que je remonte à bord de mon avion ?), leur avait-il lancé avant d'exiger que les militaires sortent du domaine de Sainte-Anne.

"La négation de l'existence d'Israël comme État, est un antisémitisme"

Invité avec une quarantaine de dirigeants mondiaux pour commémorer jeudi le 75e anniversaire de la libération du camp nazi d'Auschwitz, Emmanuel Macron s'est entretenu dans la matinée avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, puis avec son homologue Reuven Rivlin, qui a salué les efforts français pour juguler l'antisémitisme.

"L'antisionisme, lorsqu'il est la négation de l'existence d'Israël comme État, est un antisémitisme", a déclaré le chef de l'État, lors d'un point de presse avec le président Rivlin. "Ce qui ne veut pas dire qu'il deviendrait impossible d'avoir des désaccords, de critiquer telle ou telle action du gouvernement d'Israël mais la négation de son existence relève bien aujourd'hui d'une forme contemporaine d'antisémitisme", a-t-il martelé. Emmanuel Macron avait affirmé il y a un an vouloir élargir la définition de l'antisémitisme à l'antisionisme. Le Parlement français a adopté le mois dernier une proposition de résolution en ce sens, qui a toutefois suscité des oppositions, notamment de la part de responsables de partis craignant qu'elle empêche toute critique de la politique d'Israël.

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