Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
International

VIDÉOS - Face à la presse, Carlos Ghosn dénonce un "coup monté"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Carlos Ghosn, qui avait convoqué la presse à une conférence au Liban, a clamé ce mercredi son innocence et dénoncé un "coup monté". L'ex-patron de Renault-Nissan avait été arrêté en novembre 2018 au Japon.

Carlos Ghosn, le 8 janvier 2019.
Carlos Ghosn, le 8 janvier 2019. © AFP - MARWAN NAAMANI / DPA / dpa Picture-Alliance

Devant quelque 150 journalistes sélectionnés par son équipe de communication, Carlos Ghosn a dénoncé mercredi un "coup monté" contre lui et s'est dit décidé à "laver son honneur". L'ex-patron de Renault-Nissan faisait sa première apparition publique à Beyrouth depuis sa fuite du Japon, où il est accusé de malversations financières.

Carlos Ghosn promet qu'il prouvera son innocence

"Présumé coupable" par le système judiciaire japonais dès son arrestation en 2018, Carlos Ghosn a assuré qu'il n'avait "d'autre choix" que de fuir face à des accusations "sans fondements". L'industriel de 65 ans, qui fait l'objet de quatre inculpations au Japon, a dénoncé la "collusion, partout" entre le constructeur Nissan et le procureur japonais, particulièrement au sujet de son arrestation, "un coup monté" selon lui alors qu'il s'apprêtait à organiser une fusion entre Renault et Nissan.

"J'ai été arraché à ma famille et mes proches", a dénoncé Carlos Ghosn, debout et véhément, qui s'exprimait pour la première fois depuis son arrivée surprise le 30 décembre au Liban. Le magnat de l'automobile a promis de fournir des "documents" prouvant son innocence, et a déploré avoir été traité "comme un animal", dans un entretien accordé à France Inter à la suite de sa conférence de presse.

Interpellé en novembre 2018 à la descente de son jet au Japon, l'homme d'affaires, détenteur des nationalités française, libanaise et brésilienne, avait été libéré sous caution en avril 2019, au terme de 130 jours d'incarcération. Assigné à domicile, il avait interdiction de quitter le Japon dans l'attente de son procès mais aussi de contacter son épouse Carole, visée par un mandat d'arrêt japonais pour "faux témoignage".

Pas de révélation sur les conditions de sa fuite

"Je n'ai pas fui la justice, j'ai échappé à l'injustice et à la persécution", a-t-il martelé en anglais, après un préambule décliné en arabe et en français également. Il a continué à répondre longuement aux questions de la presse après sa prise de parole initiale de près d'une heure. Durant celle-ci, il a assuré qu'il se présentait devant les médias du monde entier pour "laver son honneur", tandis que des documents défilaient derrière lui pour soutenir son propos. 

Il n'est en revanche pas revenu sur les conditions dans lesquelles il a fui le Japon. "C'est moi seul qui ai organisé mon départ", a-t-il répété avant la conférence. Carole Ghosn a elle assuré qu'elle n'était "au courant de rien" concernant la fuite de son mari.

Selon lui, ses avocats lui ont dit qu'il risquait d'attendre cinq ans avant le verdict de son procès, une manière pour lui de justifier encore son statut de fugitif. Carlos Ghosn a précisé qu'il était "prêt à rester longtemps au Liban", et à se présenter "devant un tribunal" s'il était convaincu d'avoir "un procès équitable". Ils'est enfin dit prêt à se présenter "à la justice française" s'il était convoqué, affirmant n'avoir "rien à se reprocher" et ne demander "rien au gouvernement français".

- - Visactu
- © Visactu - -
Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu