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On vous explique la Conférence sur l’avenir de l’Europe lancée le 9 mai à Strasbourg

Emmanuel Macron lance ce dimanche 9 mai la Conférence sur l’avenir de l’Europe, depuis le Parlement européen à Strasbourg. A quoi va servir cette consultation qui va durer un an ? Quel rôle pouvons-nous jouer, citoyens européens ? Quelles sont les attentes déjà exprimées ? France Bleu vous répond.

Les drapeaux de l'Union et des pays européens devant le Parlement de Strasbourg.
Les drapeaux de l'Union et des pays européens devant le Parlement de Strasbourg. © AFP - Sébastien Bozon

Ce dimanche 9 mai 2021, journée de l’Europe, a été choisi pour le lancement de la Conférence sur l’avenir de l’Europe. C’est le chef de l’Etat français Emmanuel Macron, qui va donner ce coup d’envoi, en compagnie du président du Parlement européen, depuis le siège de Strasbourg. Objectif : tenter de craquer le vernis institutionnel et permettre aux citoyens de s’exprimer sur les sujets qui les préoccupent.

Pourquoi une Conférence sur l'avenir de l'Europe ?

L’idée a germé en 2019, dans un discours d’Emmanuel Macron, à quelques semaines des élections européennes, mais la crise sanitaire a retardé le lancement de cette consultation prévue pour durer plusieurs mois. 

L’objectif des dirigeants européens : permettre aux 446 millions de citoyens de l’UE de “faire savoir dans quelle Europe” ils veulent vivre. Pas seulement en élisant leurs députés, comme en mai 2019, mais en débattant et en prenant l’initiative.

Entre le Brexit, l’euroscepticisme galopant, la montée des nationalismes et des institutions européennes perçues comme lointaines et difficiles à comprendre, “l’Union doit être plus proche des citoyens” reconnaissait en mars 2021 le président du Parlement, dans Le Figaro. David Sassoli, comme Emmanuel Macron, n’exclut pas qu'à cet effet, il faille réviser les traités qui organisent les institutions.

Comment s'organise cette consultation ?

Une plateforme internet est active depuis le 19 avril. Sur ce site en 24 langues, mis en place par l’UE, chacun peut contribuer sur le sujet de son choix : changement climatique ou transformation numérique, santé ou démocratie européenne, éducation ou migration…

Chacun peut partager des idées, voter pour celles des autres, assister à un événement ou en organiser un. Il faut créer un compte, mais une adresse mail suffit. Et si les contributions viennent des 27 pays de l’Union, une traduction simultanée est disponible sur chaque page du site.

Conférence sur l'avenir de l'Europe : propositions dans le domaine de la santé.
Conférence sur l'avenir de l'Europe : propositions dans le domaine de la santé. - Capture d'écran du site https://futureu.europa.eu/

Partager leurs rêves et leurs attentes, engager le dialogue

Les Européens sont invités à “exprimer leurs craintes, partager leurs rêves et leurs attentes, engager le dialogue avec leurs représentants” selon la secrétaire d’Etat portugaise aux Affaires européennes Ana Paula Zacarias, représentant la présidence du Conseil de l’UE.

Les opérations doivent durer près d’un an puisque les conclusions seront présentées en mars 2022, alors que la France occupera la présidence tournante de l’Union européenne (janvier-juin 2022)… et en pleine campagne pour l’élection présidentielle.

En ce qui nous concerne, en France, Emmanuel Macron veut l'organisation de “consultations citoyennes” avec des participants tirés au sort. Selon l’Elysée, ces consultations seraient organisées dans toutes les régions, en septembre, en réunissant une cinquantaine de participants qui formuleraient leurs propositions. Un peu sur le modèle de la Convention citoyenne sur le climat. La France envisage aussi une consultation spécialement destinée aux jeunes.

Quelles sont les attentes des Européens ?

Il faut déjà s'interroger sur l’engouement que cette Conférence suscitera réellement auprès des Européens, préoccupés par la pandémie de coronavirus et les incertitudes économiques et sociales qu'elle provoque.

Ensuite, la tentative d'associer les Européens à la réflexion sur l'avenir de l'Europe et de ses institutions n'est pas nouvelle. Qui se souvient des Consultations citoyennes sur l’Europe organisées à l'initiative, déjà, d'Emmanuel Macron en 2018 ? Selon la Commission nationale du débat public, qui a examiné les contributions, un nombre “non négligeable” de propositions avancées alors existaient déjà et les participants étaient plutôt des Européens convaincus.

Les Européens ne se désintéressent pas pour autant de l'UE puisqu'en mai 2019, lors des dernières élections des députés européens, le taux de participation a été le plus élevé en 20 ans : 51% pour les 27 pays de l'Union européenne (sans le Royaume Uni), 50,12% en France.

Selon un “eurobaromètre” publié par l’UE le 9 mars, les trois quarts des sondés estiment que la Conférence sur l'avenir de l'Europe est un “progrès significatif pour la démocratie en Europe”. 

Dans une autre enquête, réalisée fin 2020 à la demande du Parlement, près de la moitié des personnes interrogées pensent que la lutte contre la pauvreté doit être une priorité, devant la lutte contre le terrorisme et le banditisme et l’éducation. On apprend aussi que 71% des sondés se prononcent tout à fait ou plutôt en faveur de l’UE, mais presque la moitié d'entre eux souhaite que le fonctionnement actuel de l’UE soit réformés.

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