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Grève à BFMTV : la soirée électorale des municipales est annulée

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Les salariés de BFMTV, RMC et des autres médias de NextRadioTV ont voté dimanche après-midi la suspension à partir de lundi matin de leur grève contre d'importantes suppressions de postes. Dans la foulée, la première chaîne d'info française a annoncé l'annulation de sa soirée électorale.

La soirée électorale pourrait ne pas avoir lieux ce dimanche sur BFMTV, en raison de la grève.
La soirée électorale pourrait ne pas avoir lieux ce dimanche sur BFMTV, en raison de la grève. © Maxppp - Thomas Padilla

Les sociétés de journalistes du groupe NextRadioTV, dont font partie BFMTV et RMC, ont annoncé que le second tour des municipales ne serait pas couvert ce dimanche. Ils sont en grève depuis mercredi dernier contre un plan de suppression de centaines d'emplois. Pour la direction, ce mouvement "ne se justifie pas".

Une assemblée générale des salariés, à l'appel des syndicats, a voté dimanche la suspension de ce mouvement de grève à compter de lundi matin. La soirée électorale consacrée au second tour des élections municipales est par conséquent annulée.

"Un crève-cœur"

"Nous, journalistes, nous devrions être présents dans des dizaines de villes, devant les QG de campagne, sur les plateaux, dans les rédactions, pour vous raconter, décrypter, vivre avec vous ce temps fort de la démocratie. C'est notre mission. Pourtant nous ne la remplirons pas", écrivent les journalistes de BFMTV, BFM Paris, BFM Buisness, RMC et les rédactions digitales de NextRadioTV, dans une tribune publiée sur le site du Journal du dimanche.

Selon eux, il s'agit d'un "crève-coeur en tant que journalistes et citoyens" : "C'est la première fois de l'histoire de notre groupe de médias créé il y a 20 ans, que nous ne traitons pas une actualité aussi forte, parce que nous sommes en grève. Et sachez-le : cela nous coûte".

"La grève ne se justifie absolument pas"

Dans une interview au JDD, le président de NextRadioTV estime que "la grève ne se justifie absolument pas". Selon Alain Weill, "toutes les garanties demandées et bien plus encore ont été apportées" concernant le plan social. Et il se montre confiant pour la soirée électorale sur BFMTV : "La qualité éditoriale de toutes nos antennes sera maintenue. Nous en faisons un point d'honneur".

Le mouvement de grève entamé mercredi dernier a été suspendu 24h, pour permettre des discussions entre direction et syndicats. Mais les salariés du groupe ont voté pour la reprise du mouvement jusqu'à ce lundi. Ils dénoncent un plan "injuste et inacceptable", il prévoit notamment de supprimer "330 à 380 CDI et jusqu'à 200 pigistes et intermittents", soit environ un tiers des effectifs du groupe.

Les salariés réclament que la direction renonce à tout départ contraint et rejettent la suppression de la moitié des postes de pigistes et intermittents.

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