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Dossier : Coronavirus Covid-19

Paris-Normandie : "En France, la disparition d'un quotidien régional est une situation inédite"

Le tribunal de commerce de Rouen examine ce mardi 21 avril la mise en liquidation du quotidien Paris-Normandie. Le journal normand souffre de l'effondrement des rentrées publicitaires et des ventes en période de confinement liée au coronavirus et cherche une repreneur.

Les dernières unes du journal Paris-Normandie
Les dernières unes du journal Paris-Normandie © Radio France - Anne Bertrand

L'avenir de l'unique quotidien de Seine-Maritime et de l'Eure, Paris-Normandie, est examiné ce mardi par le tribunal de commerce de Rouen. Jean-Marie Charon est sociologue des médias. Il estime que le quotidien normand devrait être sauvé."Tout le monde va se réunir et tenter de trouver une solution pour ce journal. On voit qu'en France, la disparition d'un quotidien régional est une situation inédite. Et on a jusqu'à présent trouvé des solutions. Mais c'est une situation difficile et  qui est rendue chaque semaine plus difficile par cette crise qui affecte à la fois la diffusion et en même temps la publicité. Le niveau de publicité est extrêmement bas, tous les médias connaissent cette situation mais elle touche particulièrement un journal qui avait déjà été fragilisé précédemment."

On voit qu'en France, la disparition d'un quotidien régional est une situation inédite. Et on a jusqu'à présent trouvé des solutions.

La question qui se pose est de savoir comment Paris-Normandie, fragilisé par cette crise et l'effondrement des recettes peut être attractif pour un repreneur ou un investisseur. "On ne peut pas parler d’attractivité en terme d'économie, convient Jean Marie Charon. Ce qui va mobiliser les différents intervenants, ce sont ceux qui ont une mission ou qui considèrent avoir une mission en terme d'information. Ce seront probablement des groupes de presse voisins - je pense notamment aux groupes de presse du Nord ou de l'Ouest - qui vont certainement réfléchir à la manière de trouver une cohérence entre leur activité habituelle et l'activité sur la Normandie. Cela veut dire - et c'est extrêmement préoccupant - qu'il y aura des efforts importants fait sur les différents secteurs du personnel."

On ne peut pas parler d’attractivité en terme d'économie. Ce qui va mobiliser les différents intervenants, ce sont ceux qui ont une mission ou qui considèrent avoir une mission en terme d'information.

Le quotidien emploie 240 personnes et des synergies pourraient malheureusement impacter la rédaction mais surtout les emplois liés au service publicitaire ou liés à la vente. C'est toute la presse régionale normande qui se trouve fragilisée par la crise liée à la pandémie du coronavirus. "On a une estimation provisoire sur le mois d'avril d'une baisse de la publicité de l'ordre de 64 à 65%, avance Jean-Marie Charon .  Aucun chiffre d’affaire ne supporte cette cure. De la même manière, on a une tension sur les ventes. ll y a certainement une différence entre le titre haut-normand et d'autres journaux de l'Ouest, je pense par exemple à Ouest-France ou au Télégramme de Brest.  Il y a eu une politique très dynamique dans les dernières décennies d'abonnement par portage. Lorsqu'on a une proportion d'abonnés très importante, on est moins sensible disons à la baisse et à la fermeture des points de vente. De toute façon, tout le monde est en déficit en matière de presse locale et donc le problème c'est de tenir disons probablement au moins un trimestre dans une situation très compliquée."

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