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Cyril Hanouna et son canular jugé homophobe déclenchent une avalanche de plaintes auprès du CSA

Par Marina Cabiten, France Bleu vendredi 19 mai 2017 à 16:27 Mis à jour le vendredi 19 mai 2017 à 19:14

Cyril Hanouna doit "démissionner", pour certains téléspectateurs choqués par cette séquence qu'ils jugent homophobe
Cyril Hanouna doit "démissionner", pour certains téléspectateurs choqués par cette séquence qu'ils jugent homophobe © Maxppp - ARNAUD JOURNOIS

Une séquence de l'émission "Touche pas à mon poste" diffusée jeudi soir fait réagir de nombreux téléspectateurs qui la jugent homophobe. Cyril Hanouna, l'animateur, y piège des hommes homosexuels avec une fausse petite annonce.

Hilare, Cyril Hanouna mène son canular en direct jeudi soir dans son émission sur C8, "Touche pas à mon poste". La séquence consiste à piéger des hommes homosexuels via une fausse petite annonce de rencontre. L'animateur prend une voix efféminée pour "imiter" un homme homosexuel. Se pensant en train de participer à une conversation privée, ses interlocuteurs tiennent des propos crus qui provoquent des salves de rires sur le plateau de l'émission.

Record de plaintes

Depuis, le CSA reçoit des plaintes de téléspectateurs : 3.750 à 15h ce vendredi selon le Conseil supérieur de l'audiovisuel. Ce chiffre provisoire représente déjà un record de signalements enregistrés pour un seul numéro de "Touche pas à mon poste". Cela représente plus de la moitié de l'ensemble des plaintes reçues par le Conseil en 2016 : 6.444.

Indignation des associations

Différentes associations, comme le Refuge, SOS Homophobie, se sont insurgées contre la séquence. Le dossier doit maintenant être étudié en groupe de travail, avec les experts juristes du CSA. Ensuite l'affaire sera étudiée en séance plénière. Le CSA peut ensuite prononcer une mise en garde ou une mise en demeure à l'encontre de la chaîne C8. La gamme de sanctions possibles est : suspension de la diffusion d'une partie du programme, réduction de la durée de l'autorisation, sanction pécuniaire,retrait de l'autorisation.

L'émission "Touche pas à mon poste" a déjà fait réagir les téléspectateurs par le passé. En octobre dernier, un chroniqueur avait embrassé les seins d'une actrice contre sa volonté : le CSA avait enregistré 2.687 plaintes.