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Dernier 13 H de Jean-Pierre Pernaut :"C'était le JT des bonnes nouvelles !"

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Par , France Bleu Poitou

Alors que Jean-Pierre Pernaut présente ce vendredi le dernier journal de 13 heures de sa longue carrière sur TF1, un journaliste poitevin rend hommage à l'un des pionniers de l'information locale.

Jean-Pierre Pernaut présente ce vendredi son dernier journal de 13 heures sur TF1
Jean-Pierre Pernaut présente ce vendredi son dernier journal de 13 heures sur TF1 © Maxppp - Vincent Voegtlin

Un dernier 13 heures pour la route ! Jean-Pierre Pernaut fait ses adieux ce vendredi sur TF1. Pour son dernier journal télévisé de la mi-journée après une carrière de 33 ans, un record de longévité, les hommages sont nombreux. De la part d'artisans poitevins qui avaient eu l'honneur du JT de la Une. Des journalistes aussi saluent le "pape du paf". Parmi la génération de reporters et présentateurs inspirés par Jean-Pierre Pernaut, il y a Arnault Varanne, le rédacteur-en-chef du 7, l'hebdomadaire gratuit de la Vienne. 

"J'avais dix ans lorsqu'il a pris les rênes du JT en 1988"

Quand le 22 février 1988 Jean-Pierre Pernaut prend le fauteuil d'Yves Mourousi, Arnault Varanne était encore au CM2. "Aujourd'hui j'en ai 42, et il est toujours là !" Une telle longévité impose "le respect", confie le journaliste poitevin. En temps normal, "c'est ce que disent les habitants dans les pays dirigés par des dictateurs, et là ce n'est pas là."

"On l'a beaucoup raillé !"

"Allez, on revient en France avec l'un des grands rendez-vous de la saison : la célèbre Foire à la brocante et au jambon de Chatou"... Ces reportages sur les marchés et foires de France, c'est aussi ça, le journalisme à la sauce Jean-Pierre Pernaut. "Il a été beaucoup moqué mais force est de reconnaître qu'il y a ces 7.000 journaux et ce lien si particulier noué avec les Français, c'est remarquable". 

"Jean-Pierre Pernaut, c'est d'abord un provincial, un Amiénois. Lui n'appelle pas ça la province, mais les régions, et il a très vite compris qu'il fallait parler dans les JT de sujets dont on ne parlait jamais", poursuit Arnault Varanne. 

"On a souvent dit que le JT de Jean-Pierre Pernaut, c'était le journal des bonnes nouvelles"

"Cette façon de commencer le journal par la météo avant d'aller voir le facteur qui livre le courrier à pieds dans les vallées corses, cette manière de voir et de faire a été totalement validée par les téléspectateurs", explique le rédacteur-en-chef du 7. Pernaut a compris qu'il fallait se pencher sur cette "diagonale du vide, zone qu'on ignorait totalement entre paris et les régions, des gens dont on entendrait jamais parler si Jean-Pierre Pernaut n'était pas là, on peut dire la même chose des radios locales et journaux régionaux".

"La France du bon sens"

Il y aussi une face moins avenante du personnage, avec ses comparaisons douteuses comme ce parallèle fait en 2017 entre migrants et SDF, mais à l'heure de ses adieux, la profession préfère retenir moins le côté "réac" que le côté visionnaire du présentateur du 13 h de TF1, l'un des seuls du paf à ne pas utiliser de prompteur. 

"On vit quand même dans un océan de noirceur, et Jean-Pierre Pernaut a aussi mis en lumière des initiatives et des choses qui marchaient et ça, c'est d'autant plus important dans le monde dans lequel on vit".

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