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Jean-Pierre Pernaut aura bien mis la Touraine en valeur dans son journal de 13H, sur TF1, pendant 32 ans.

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Par , France Bleu Touraine
Touraine, France

Près de 33 ans après avoir présenté son premier journal de 13H sur TF1, le 22 février 1988, Jean-Pierre Pernaut tire sa révérence, ce vendredi midi. Fan de l'actualité des régions, le présentateur-vedette de TF1 aura souvent mis en lumière des sites ou des artisans d'Indre-et-Loire.

Comme Amboise, Villandry, Tours, Chinon et beaucoup d'autres villes d'Indre-et-Loire, Chédigny a eu les honneurs du 13H de Jean-Pierre Pernaut
Comme Amboise, Villandry, Tours, Chinon et beaucoup d'autres villes d'Indre-et-Loire, Chédigny a eu les honneurs du 13H de Jean-Pierre Pernaut - ©Capture d'écran TF1

Avec 45% de part de marché et six à sept millions de téléspectateurs chaque jour, ce journal centré sur les actualités en régions réalise une audience sans équivalent en Europe. Y passer a donc souvent des répercussions très importantes pour les sites touristiques, les artisans ou les marchands. Depuis l'arrivée de Jean-Pierre Pernaut, le 13H de TF1 s'est souvent aventuré en Indre-et-Loire, par exemple pour se promener dans les châteaux d'Amboise, Chinon ou Villandry, pour découvrir les vanniers de Villaines-les-Rochers ou rencontrer les producteurs de poires tapées à Rivarennes.

Un chiffre d'affaire multiplié par trois après la diffusion du reportage

Le magasin de peluches de Dominique le Douget situé rue Nationale, à Tours, a eu les honneurs d'un reportage en direct dans le 13H du deux décembre dernier., le chiffre d'affaire s'est envolé : "Le caméraman pose sa  caméra, le journaliste retire son micro et immédiatement, le téléphone n'a fait que sonner et ça appelait de toute la France. De la Corse à Lille, de tous les coins ça téléphonait pour dire "l'ours que tenait la journaliste, il me le faut" ou bien "le lapin que vous aviez dans les mains, je veux le même". C'est énorme et ça continue encore maintenant. J'ai fait au moins trois fois le chiffre habituel. Dernièrement, j'ai un monsieur qui est parti de Vichy pour aller à Rennes et qui a fait un détour par Tours spécialement pour acheter une peluche."

"Merci Jean-Pierre, c'est tout ce que je peux dire". Dominique le Douget, patron du magasin Chouchou et Bagatelles, à Tours

"Cette boutique à Tours qui fournit le Père Noël est un endroit magique" a dit J.P. Pernaut le deux décembre dernier en lançant le reportage sur la boutique de Dominique le Douget
"Cette boutique à Tours qui fournit le Père Noël est un endroit magique" a dit J.P. Pernaut le deux décembre dernier en lançant le reportage sur la boutique de Dominique le Douget - ©Capture d'écran TF1

Un reportage en mai a dopé la fréquentation du "village des roses" pour tout l'été

Le village de Chédigny, lui, a eu droit à un long reportage sur TF1 au mois de mai. Surnommé "le village des roses", Chédigny, près de Loches, est même le seul village de France à avoir reçu le label "Jardin Remarquable". Il accueille entre 80 et 100 000 visiteurs par an habituellement, mais beaucoup moins cette année en raison de la crise sanitaire.

Pascal Dugué, le maire de Chédigny, estime que ce reportage a attiré au moins des centaines de touristes supplémentaires, peut-être même des milliers jusqu'à la fin de l'été. Une bénédiction, entre les deux confinements : "Il y a des gens qui n'avaient rien à faire par ici, qui ont vu le panneau sur l'autoroute et qui se sont dits "Ah Chédigny, c'est par là, c'est super, on va aller visiter le village des roses qu'on a vu à la télé. Ca nous a vraiment ramené énormément de gens. On ne s'attendait pas à ça, quand même. 

"Si ils ne nous avaient pas vu à la télé, ils seraient venus visiter les châteaux sans savoir qu'on existait". Pascal Dugué, maire de Chédigny

Même sentiment à la boulangerie, dont les meringues ont été montrées à la télé. La vendeuse, Amandine, est habituée à ce qu'il y ait de l'attente devant la boutique, pendant la saison touristique, mais pas à ce point-là : "Les week-ends après la diffusion, il y avait jusqu'à une heure de queue devant la boulangerie parce que les gens venaient acheter de la meringue. Encore un ou deux mois après, j'avais des gens qui me disaient "on vous a vu à la télé". Ca nous a aidé tout l'été".

Et ici comme ailleurs, c'est le simple fait de voir son village à la télé qui a le plus fait plaisir aux habitants. Odile, 79 ans, est tous les midis devant le 13H, et quand on lui demande si elle était fier d'y voir Chédigny, elle n'hésite pas une seconde : "Oui...ça oui, ça fait plaisir. J'aime bien ce journal". Un journal dont le style va perdurer, même après le changement de présentateur. D'ailleurs, à Chédigny, tout le monde ou presque a oublié que c'est Jacques Legros qui présentait, le jour où le reportage a été diffusé. Qu'importe : pour la plupart des gens, Chédigny est passé "dans le journal de Pernaut" 

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