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Médias – People

Jean Rochefort, le gentleman acteur

lundi 9 octobre 2017 à 12:04 Par Jean-Luc Vabres, France Bleu

Jean Rochefort nous a quittés à l'âge de 87 ans, dans la nuit de dimanche à lundi. C'est un immense acteur qui tire sa révérence, après nous avoir fait partager de magnifiques interprétations dans plus d'une centaine de films.

Jean Rochefort en 2015 au festival du film britannique de Dinard
Jean Rochefort en 2015 au festival du film britannique de Dinard © Maxppp -

Jean Rochefort est mort, dans la nuit de dimanche à lundi, à l'âge de 87 ans, après une carrière de plusieurs décennies. S’il débute après la guerre, comme garçon de bureau à la banque de France, il est dès son plus jeune âge passionné par le théâtre. Après un passage par le conservatoire de Nantes, il suit les cours de la Rue Blanche à Paris où il rejoint ceux qui vont devenir ses amis tout au long de sa vie : Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Marielle et Claude Rich.

Une filmographie prestigieuse

Après des apparitions dans des films comme "Le Capitaine Fracasse" et "Une balle dans le canon", il se fait remarquer en 1962 dans le film de Philippe de Broca, "Cartouche", où, aux côtés de Jean-Paul Belmondo, il incarne l’ami du bandit de grand chemin, sous le sobriquet de "la Taupe". Il retrouve trois ans plus tard son copain et star du conservatoire pour "Les tribulations d’un chinois en Chine".

Les années 60 sont fastes pour le comédien, puisqu’il fait partie de la distribution de la série "Angélique Marquise des Anges" : il interprète, sous la caméra de Bernard Borderie, le rôle de l’avocat François Desgrez, toujours accompagné de son chien, le fidèle Sorbonne, et toujours prêt à sauver la Marquise - jouée par Michèle Mercier - des pièges de la cour de Versailles.

Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle et Philippe Noiret - Maxppp
Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle et Philippe Noiret © Maxppp -

Le triomphe au fil des années 70

Les seventies sont prospères pour le comédien. Ses collaborations avec le metteur en scène Yves Robert pour "Un éléphant ça trompe énormément" en 1976, et, un an plus tard, pour "Nous irons tous au paradis", rencontrent un immense succès auprès du public. Dans la même veine, et toujours avec le même metteur en scène, il tourne en 1979, "Courage, fuyons" dans lequel il interprète un pleutre qui tente de faire croire à Catherine Deneuve qu’il est un dur à cuire qui n’a peur de rien. N’oublions pas également, durant cette décennie, sa magistrale interprétation de l’abbé Dubois dans le désormais classique "Que la fête commence", réalisé de main de maître par Bertrand Tavernier, mais aussi son rôle du pacha d’un bâtiment de la marine nationale dans le sombre "Crabe Tambour" de Pierre Schoendoerffer.

Yves Robert, Catherine Deneuve et Jean Rochefort - Maxppp
Yves Robert, Catherine Deneuve et Jean Rochefort © Maxppp -

Un tandem irrésistible

En 1987 dans "Tandem", sous la direction de Patrice Leconte, il enfile, avec habileté et délicatesse, l'habit d'un animateur de radio en fin de carrière qui sillonne les routes de France pour un jeu radiophonique. Le duo qu'il forme alors avec Gérard Jugnot - son technicien dans le film - est époustouflant, le comédien est au sommet de son art. Il retrouve le même metteur en scène en 1990, pour "Le mari de la coiffeuse", mais aussi pour "Ridicule" aux côtés de Bernard Giraudeau et en 2002 pour le polar crépusculaire tourné en Ardèche, "L'homme du train", dans lequel il donne la réplique à Johnny Hallyday.

Gérard Jugnot, Jean Rochefort et José Garcia - Getty
Gérard Jugnot, Jean Rochefort et José Garcia © Getty -

Passionné par l'équitation

Jean Rochefort au Gala des Artistes en 1978 - Getty
Jean Rochefort au Gala des Artistes en 1978 © Getty -

Lors du tournage de "Cartouche", il se découvre une passion pour l'équitation et tout ce qui touche au cheval. Avec cette passion chevillée au corps, il devient éleveur de chevaux et commente même avec brio, sur France Télévisions, les compétitions équestres des Jeux Olympiques d'été en 2004 et 2008. Au fil des années 2000, il participe à de nombreux longs métrages à l'image de "Ne le dis à personne" de Guillaume Canet ou encore "Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté" de Laurent Tirard. Dernièrement, pour France 5, il présentait une série où par l'entremise d'un langage décalé, il évoquait des grands classiques de la littérature.
Le jeu fin et raffiné de Jean Rochefort, sa voix immédiatement reconnaissable, ses répliques savoureuses, vont cruellement manquer au cinéma français.