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Kevin Mayer sur France Bleu Drôme Ardèche : "je n'oublie pas d'où je viens"

vendredi 1 septembre 2017 à 11:33 Par Florence Beaudet et Mélanie Tournadre, France Bleu Drôme Ardèche et France Bleu

Le champion du monde de décathlon était l'invité de France Bleu Drôme Ardèche ce vendredi matin avant la fête organisée sur le champ de Mars à Valence à 18h30. Morceaux choisis de l'interview d'un champion qui n'a pas pris la grosse tête.

Kevin Mayer s'est déjà prêté au jeu des autographes en septembre 2016 à La Roche-de-Glun
Kevin Mayer s'est déjà prêté au jeu des autographes en septembre 2016 à La Roche-de-Glun © Radio France - Emmanuel Champale

Ça fait quoi d'être invité sur le Champ de Mars à Valence ce vendredi soir à 18h30 pour fêter votre titre ?

Ça fait chaud au cœur. C'est sûr que cette région est celle où tout a commencé pour moi en athlétisme et ça fait plaisir de retourner aux racines même si je m'en éloigne de plus en plus en m'entraînant désormais à Montpellier. Je ne pratique pas mon sport pour être acclamé, je le pratique car c'est ma passion. C'est le bonus, disons ! Ce moment, il est aussi pour les gens que je n'ai pas eu le temps de voir et qui ont participé à ma victoire en quelque sorte.

"Moi, je me suis toujours senti drômardéchois puisque tous les jours j'étais dans l'un et l'autre des deux départements et je n'oublie pas toutes les personnes qui m'ont aidé à me construire"

Kevin Mayer sur France Bleu Drôme Ardèche ce vendredi matin

À 25 ans, Kévin Mayer devient le premier Français champion du monde de décathlon. - Maxppp
À 25 ans, Kévin Mayer devient le premier Français champion du monde de décathlon. © Maxppp -

Il y a effectivement beaucoup de monde derrière vous ici. Les deux départements vous ont soutenu financièrement à vos débuts. Et en Drôme comme en Ardèche, tout le monde considère que vous êtes leur champion. Et vous, vous sentez-vous plutôt drômois ou plutôt ardéchois ?

Moi, je me suis toujours senti drômardéchois ! J'habite à La Roche-de-Glun, c'est vraiment la frontière entre les deux départements. Je me suis entraîné à Tournon et à Valence. Donc, je vous avoue que pour moi, c'est un seul et même département puisque tous les jours j'étais dans l'un et dans l'autre à la fois. Et je n'oublie pas d'où je viens, je n'oublie pas toutes les personnes qui m'ont aidé à me construire petit à petit. Je n'étais pas le meilleur au début et c'est grâce à eux aussi que je suis devenu champion du monde !

"Moi, je me suis toujours senti drômardéchois ! J'habite à La Roche de Glun, c'est vraiment la frontière entre les deux départements."

Est-ce que ça change la vie ce titre de champion du monde ?

D'un point de vue médiatique, oui ça change la vie. Les sollicitations étaient déjà énormes après ma médaille d'argent aux JO de Rio l'été dernier. Là, les demandes ont doublé voire triplé, ça devient un travail. Quand on a l'impression d'avoir fini sa saison de décathlon, il reste une 11e épreuve, ce sont les sollicitations médiatiques. Je reçois aussi beaucoup de courrier de France et de l'étranger et je crois que c'est bien de prendre le temps de répondre même s'il y en a de plus en plus.

"Plus on devient un personnage public, moins les gens vous voient comme une personne. C'est le revers de la médaille !"

Le revers de la médaille, c'est que plus on devient un personnage public, moins les gens vous voient comme une personne mais un objet avec qui il faut prendre une photo et moins parler. C'est moins humain. Par exemple je me suis baladé hier à Lyon avec mes frères et je ne peux plus me balader dans la rue sans être reconnu. Pour la vie privée, c'est un peu gênant. Mais bon, il faut savoir l'accepter. Après, je suis complètement choqué par ce qui est arrivé à Pierre-Ambroise (NDLR Pierre-Ambroise Bosse, champion du monde du 800 mètres, agressé à Arcachon). Heureusement ça n'arrive pas tous les jours.

Comment va se dérouler la suite de votre saison ? Allez-vous participer à toutes les épreuves au Décastar à Bordeaux les 16 et 17 septembre ?

Pour l'instant, je fais énormément de sport avec mes frères. Je me sens en forme. Je suis inscrit sur le décathlon mais faire l'ensemble des épreuves, c'est difficile. J'annoncerai le jour même si je le fais ou pas en fonction de comment je me sens. Après, j'aimerais faire le saut à la perche pour prouver que je sais sauter à la perche car aux championnats du monde à Londres, c'était pas exceptionnel (rires). C'était le moment où tout s'est joué. Je crois qu'on va m'en parler encore longtemps et que je vais aussi m'en souvenir longtemps !

"Pour la suite, je n'ai plus de pression. J'ai réussi à faire un décathlon avec le statut de favori. C'était le premier le plus difficile à faire"

Pour la suite, je n'ai pas de pression. La pression, elle était avant les championnats du monde puisque tout le monde me mettait la médaille d'or autour du cou avant la compétition. Là, j'ai largement le temps de me préparer. Mon prochain décathlon important est dans un an. Et j'ai réussi à faire un décathlon avec le statut de favori. C'était le premier le plus difficile à faire.

Les points de chute de Kevin Mayer en Drôme-Ardèche - Radio France
Les points de chute de Kevin Mayer en Drôme-Ardèche © Radio France - Denis Souilla

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