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Médias – People

L'écrivain et journaliste Pierre Péan, auteur d'une célèbre enquête sur François Mitterrand, est mort

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Par , France Bleu

Le journaliste et enquêteur Pierre Péan est mort ce jeudi. Sa famille l'a confirmé ce vendredi. Il est décédé des "suites d'une maladie" à l'hôpital d'Argenteuil dans le Val-d'Oise. Ses sujets favoris étaient l'Afrique, les médias et la face cachée des personnalités politiques.

Pierre Péan est mort ce jeudi.
Pierre Péan est mort ce jeudi. © AFP - MIGUEL MEDINA

Le journaliste Pierre Péan est décédé à l'âge de 81 ans ce jeudi des "suites d'une maladie" à l'hôpital d'Argenteuil dans le Val d'Oise. C'est ce qu'a confirmé sa famille à l'AFP ce vendredi.

Cet écrivain et journaliste-enquêteur avait pour sujet de prédilection l'Afrique, les médias et la face cachée des politiques. Son enquête la plus célèbre est sur le passé trouble de François Mitterrand avant et pendant l'occupation nazie. 

Christophe Deloire, secrétaire général de l'association Reporters sans frontières, lui a rendu hommage : "Pierre Péan aura marqué l'histoire de la presse et de l'édition française avec la puissance de sa curiosité et de ses convictions". 

Des grandes affaires depuis 1979 

Pierre Péan s'est fait connaître avec ses enquêtes fouillées, qu'il publiait dans des livres à raison d'un ouvrage tous les un ou deux ans. 

Ce fils d'un coiffeur de l'ouest de la France a débuté sa carrière dans des cabinets ministériels au Gabon avant de se lancer dans le journalisme. Il passe par l'Agence France Presse (AFP) avant de rejoindre l'hebdomadaire L'Express. Mais c'est dans le Canard Enchaîné, en 1979, que Pierre Péan va sortir sa première grande affaire. Il s'agit de diamants que l'empereur Bokassa de Centrafrique aurait offerts au président français, Valéry Giscard d'Estaing. Ce scandale aura un grand retentissement à deux ans des élections présidentielles.  

En 1983, le journaliste publie "Affaires africaines", livre qui revient sur les relations entre la France et le Gabon. Il reviendra sur des sujets africains avec le génocide rwandais dans "Noires fureurs, blancs menteurs" en 2005. 

Il s'est également attaqué aux grands médias français avec notamment deux enquêtes, d'abord sur TF1 dans "TF1, un pouvoir" en 1997, mais aussi sur le quotidien Le Monde avec "La Face cachée du Monde" en 2003. 

Coup de maître en 1994

Son ouvrage le plus célèbre est sûrement "Une jeunesse française : François Mitterrand 1934-1947". C'est un livre sorti en 1994, dans lequel François Mitterrand, président socialiste, revient pour la première fois sur sa jeunesse politique, avant son entrée dans la résistance, et son appartenance à la droite pétainiste, qui allait engager la France dans la collaboration avec l'occupation nazie. 

Enquêter librement

Pierre Péan n'aimait pas le qualificatif de journaliste d’investigation. Il s'attachait dans ses enquêtes à montrer toute la complexité des sujets et des personnes sur lesquels il travaillait. "Ma méthode est exclusivement fondée sur le temps" expliquait-il en revenant sur ses travaux.

Il disait vouloir enquêter librement, sur les sujets qui l'intéressaient et de sa propre initiative, sans se laisser dicter des thèmes par les modes médiatiques ou encore des procédures judiciaires. 

Il n'avait d'ailleurs pas peur de la polémique et n'a pas hésité à enquêter sur des grandes personnalités comme Jacques Chirac, Jean-Marie Le Pen ou Bernard Kouchner. "C'était quelqu'un de simple, mais qui n'hésitait pas à s'attaquer à de grosses machines", et cela lui avait valu "une extraordinaire sympathie de la part du public", a confié à l'AFP Jean Grégor, son fils.

"C'était un géant, c'était le temps long contre l'immédiateté, comprendre mais pas juger. Sa mort est pour tous les journalistes l'occasion de se regarder en face", a confié à l'AFP Christophe Nick, avec qui Pierre Péan a co-écrit l'enquête sur TF1.

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