Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Médias – People DOSSIER : La disparition de Johnny Hallyday

Johnny Hallyday est mort à l'âge de 74 ans

mercredi 6 décembre 2017 à 3:33 - Mis à jour le mercredi 6 décembre 2017 à 11:16 Par Germain Arrigoni, France Bleu

Johnny Hallyday, la plus grande rock-star jamais connue en France, est mort dans la nuit de mardi à mercredi à 74 ans, des suites d'un cancer du poumon, a annoncé son épouse Laeticia.

Johnny Hallyday en concert à Moscou, en octobre 2012.
Johnny Hallyday en concert à Moscou, en octobre 2012. © AFP - Natalia Kolesnikova

C'est une véritable icône de la chanson française qui disparaît. "Johnny Hallyday est parti. J'écris ces mots sans y croire. Et pourtant c'est bien cela. Mon homme n'est plus. Il nous quitte cette nuit comme il aura vécu tout au long de sa vie, avec courage et dignité", écrit-elle dans un communiqué.

Johnny Hallyday avait été hospitalisé il y a un mois pour détresse respiratoire. Détecté dans les poumons de la star en novembre 2016, le cancer aura donc terrassé en un an celui que son ami Eddy Mitchell avait surnommé "Robocop". Et qui avait déjà tutoyé la mort, lors de sa tentative de suicide en 1966 après la demande de divorce de Sylvie Vartan, puis plus récemment lorsqu'il plongea plusieurs jours dans le coma en 2009 en raison de complications consécutives à une opération.

"Idole des jeunes" et des moins jeunes

"Idole des jeunes" et des moins jeunes d'une certaine France, Johnny Hallyday - pseudonyme de Jean-Philippe Smet, né le 15 juin 1943 à Paris, d’un père belge et d’une mère français - a bâti pendant plus d'un demi-siècle sa carrière de chanteur et d'inusable homme de scène sur la passion du rock américain et de son aura première de rébellion.

Pour "rester vivant", comme s'intitulait sa dernière tournée marathon (2015-2016), cette "bête de scène", qui a rempli en 57 ans de carrière tous les plus grands lieux de l'Hexagone, du Stade de France au Champ de Mars, travaillait aussi à un nouvel album après la tournée des "Vieilles Canailles" avec ses copains Jacques Dutronc et Eddy Mitchell.

110 millions de disques

Marathonien des tournées qui font le lien avec les publics, Johnny Hallyday a vendu plus de 110 millions de disques, enregistré plus de 40 albums et un millier de chansons dont un quart d'adaptations, surtout de titres américains ou britanniques.

Il a traversé les époques : celles des débuts du rock'n'roll où il ressemblait à un "Elvis Presley" made in France, des yé-yés, de la variété plus "mainstream" avec Michel Berger ou Jean-Jacques Goldman dans les années 80, pour revenir avec bonheur ces dernières années aux sources du blues et du rock.

Cette longévité exceptionnelle, depuis "T'aimer follement", sa première chanson enregistrée en 1960, est ponctuée de dizaines de succès entrés dans la mémoire collective : "Souvenirs souvenirs", "Le Pénitencier", "Noir c'est noir", "Retiens la nuit", "Pour moi la vie va commencer", "Que je t'aime", "Gabrielle", "La musique que j'aime", "Ma gueule", "Quelque chose de Tennessee", "Allumer le feu", "Marie"...

Jusqu'à "Un dimanche de janvier", chanson hommage aux victimes des attentats de 2015 qu'il a interprétée en janvier 2016 aux côtés de François Hollande, lors de l'hommage marquant le premier anniversaire de ce drame.

"Rester vivant" était sa dernière tournée marathon (2015-2016) alors qu'il préparait un nouvel album.

Excès et amours

Au fil d'une vie menée à fond de train, avec ses accidents, ses excès relayés en une des gazettes, ses amours tempétueuses et médiatiques (Sylvie Vartan avec qui il aura un fils, David Hallyday, Nathalie Baye, avec qui il aura une fille, Laura Smet), ses maisons en Suisse et aux Etats-Unis sur fond d'accusation d'exil fiscal, "Johnny" était devenu plus qu'un artiste.

Une légende vivante, un chanteur quasi-officiel mais aussi un personnage parfois agaçant pour certains, égratigné pour sa façon de s'exprimer, à l'image du "Ah que..." popularisé par sa marionnette des Guignols.

"Ma vie a été un tunnel de souffrances, où je ne me sentais pas toujours en accord avec moi-même, vivant au jour le jour, tenaillé par la peur du lendemain", se confiait en 2014 à Télérama celui qui était au civil Jean-Philippe Smet, du nom de son père, Belge, qu'il a si peu connu.

Ces dernières années, c'est sa santé qui était devenue un sujet sensible. Avec ce coma qui a fait craindre le pire en 2009 aux Etats-Unis et ce cancer qui l'a poussé à son dernier combat. Des "souffrances" qu'il oubliait toutefois quand il retournait en studio ou remontait sur scène, pour, jusqu'au bout, "être Johnny Hallyday", ce qu'il appelait "un métier".

Écoutez la webradio 100 % Johnny Hallyday