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Médias – People

"Le mec le plus emmerdeur du monde, mais un cœur énorme" : les personnalités rendent hommage à Jean-Pierre Mocky

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris, France Bleu Azur

Le cinéaste Jean-Pierre Mocky est mort ce jeudi, à l'âge de 86 ans. Réalisateur de plus de 60 longs métrages et de nombreux téléfilms, il était aussi connu pour son esprit franc-tireur et ses coups de gueules. De nombreuses personnalités lui rendent hommage.

Jean-Pierre Mocky, en 2014.
Jean-Pierre Mocky, en 2014. © AFP - Martin Bureau

Les hommages se multiplient après l'annonce de la mort du cinéaste Jean-Pierre Mocky, ce jeudi, par sa famille. Le réalisateur est décédé chez lui, à Paris, entouré de ses proches, a indiqué sa famille. 

Il est parti tourner son prochain film avec Bourvil, Michel Serrault, Michel Simon, Fernandel, Jacqueline Maillant, Jeanne Moreau, Jean Poiret, Francis Blanche, Charles Aznavour et tant d'autres - Son fils et sa fille 

Dans un communiqué adressé à l'AFP, son fils, le comédien et metteur en scène Stanislas Nordey et sa fille, Olivia Mokiejewski, ont écrit :"Jean-Pierre Mocky est parti tourner son prochain film avec Bourvil, Michel Serrault, Michel Simon, Fernandel, Jacqueline Maillant, Jeanne Moreau, Jean Poiret, Francis Blanche, Charles Aznavour et tant d'autres". Sur franceinfo, Olivia Mokiejewski a parlé de son père : "C'était beaucoup de provocation, beaucoup d'humour. C'était quelqu'un de très intelligent. Mais surtout, ce que j'admirais le plus chez lui, c'était sa liberté. Il a choisi de ne pas faire de concession, de ne pas sourire aux gens à qui il n'avait pas envie de sourire", s'est-elle rappelé. "C'était quelqu'un qui avait un grand sentiment de justice. Dans tous les sujets qu'il a abordés, il y a avait un message derrière. Il voulait faire bouger les lignes et faire avancer les choses dans la société."

On aura bien rigolé ensemble" - Marc-Olivier Fogiel 

"On aura bien rigolé ensemble", a de son côté réagi le journaliste Marc-Olivier Fogiel.

Pour Richard Bohringer, "c'était le plus emmerdeur du monde, mais il avait un cœur énorme"

"Je garde un souvenir tout à fait enchanté des films que j'ai fait avec lui et de nos engueulades", s'est souvenu sur franceinfo Richard Borhinger, qui avait joué dans plusieurs de ses films, notamment "Agent trouble", en 1987. "C'était un mec magique, c'était le plus emmerdeur du monde, mais il avait un cœur énorme. Je ne sais pas comment il pouvait faire pour être tout le temps à changer les choses quand elles n'allaient pas comme elles devaient aller. C'était un homme magnifique", a-t-il raconté.

Un style, une gouaille, des coups de gueule et surtout du cinéma - Le ministre de la culture 

Le ministre de la culture Franck Riester a rendu hommage à "un style, une gouaille, des amitiés, des coups de gueule et surtout du cinéma, son cinéma : unique, inclassable, provocateur et poétique".

La maire de Paris Anne Hidalgo garde, pour sa part, le souvenir d'"un être à part dans son art comme dans la vie, avec un style reconnaissable au premier coup d’œil. Nous avons tous grandi avec ses films. Mes pensées vont à sa famille et à ses proches", a-t-elle écrit sur son compte Twitter.

L'ancien ministre de la Culture, Jack Lang, a réagi sur franceinfo : "C'était un type qui avait la vie en lui, il était politiquement incorrect et tant mieux, il ne ressemblait à aucun autre. C'est très difficile de résumer ce qu'il est", a-t-il précisé. "Ce n'était pas un cinéma formaté ou aseptisé, c'est un cinéma de l'irruption, de l'étonnement, de l'émerveillement, parfois jusqu'à l'absurde", a détaillé Jack Lang.

Christian Estrosi, le maire de Nice, a également rendu hommage au cinéaste, natif de sa ville : "Beaucoup d’émotion en apprenant le décès de Jean-Pierre Mocky, ce 'gamin' de Nice, laissera un vide immense dans le cœur des Niçois. Ce roublard était aussi provocateur qu’attachant. Adieu l’artiste" a-t-il salué sur Twitter.

L'acteur Jean-François Stévenin , qui a été dirigé par le réalisateur sur le film "Y a-t-il un Français dans la salle", parle d'"un provocateur total et d'une liberté absolument magnifique". Selon le comédien interrogé par nos confrères de franceinfo, tourner avec Jean-Pierre Mocky, "c'était un plaisir".

"On venait tous tourner avec lui pour le regarder. Tout le monde voulait tourner avec lui parce que c'était une expérience inoubliable." - Jean-François Stévenin

Un "éternel provocateur" selon l'Élysée

L'Élysée a réagi ce jeudi soir via un communiqué de presse : "Lui l’infatigable, lui le prolifique, lui l’éternel provocateur, lui qui faisait des films comme d’autres respirent, nous avait laissé croire à son inoxydable jeunesse". 

"Sa liberté, sa démesure, son impertinence, son regard caustique, sa gouaille râleuse manqueront au cinéma français. C’est un sublime et salutaire impertinent que la France perd et pleure aujourd’hui."