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Médias – People

Mort de Lady Di : "Elle a appris aux Anglais à exprimer une émotion collective"

jeudi 31 août 2017 à 12:17 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Il y a 20 ans, le 31 août 1997, la princesse Diana mourait dans un accident de voiture à Paris. Pour Jon Henley, ancien correspondant à Paris du journal britannique The Guardian, Diana a changé la famille royale en la modernisant, mais aussi un peu changé les Anglais.

Après le décès de Lady Di, les Britanniques ont déposé des montagnes de fleurs devant Kensington Palace, à Londres.
Après le décès de Lady Di, les Britanniques ont déposé des montagnes de fleurs devant Kensington Palace, à Londres. © AFP - Paul Vicente

Le 31 août 1997, Diana mourait dans un accident de voiture à Paris. La mort de la princesse, qui roulait dans une berline avec son compagnon Dodi Al-Fayed, ébranle la monarchie britannique et provoque une onde de choc mondiale. La princesse des cœurs est pleurée dans le monde entier. Jon Henley est journaliste pour le quotidien britannique The Guardian. Il a été correspondant à Paris pendant 10 ans, de 1997 à 2007. Il est arrivé à Paris la veille du drame. Il revient sur la trace que laisse la princesse dans l'histoire et dans les mémoires.

-Pourquoi les gens aimaient tant Diana ?

Le public britannique avait suivi depuis longtemps l'histoire de cette femme jeune et belle, et de sa relation et son divorce avec le prince Charles. Les gens ont vu en elle une sorte d’esprit de changement, de modernité, de rébellion contre une monarchie, une famille royale qui, clairement, vivait encore dans un autre siècle. Je pense que ce qu'elle a vécu, c'était un conflit qui parlait tellement aux gens, l'idée d'une jeune femme qui souffrait, au sein d'une famille dysfonctionnelle, ça parle à tout le monde. Ça intéresse d'autant plus quand c'est dans une monarchie. Beaucoup de pays qui n'ont plus de monarchie restent obsédés par les rois et les reines. Mais ça tenait aussi à sa personnalité. Elle était sensible, et elle n'arrivait pas à cacher ses émotions. Elle parlait à beaucoup de gens.

Le jour des obsèques de Diana, en 1997, un million de Britanniques sont dans les rues pour suivre son cortège funèbre. - AFP
Le jour des obsèques de Diana, en 1997, un million de Britanniques sont dans les rues pour suivre son cortège funèbre. © AFP - Joël Saget

-Quelle trace a-t-elle laissé en Grande-Bretagne ?

Pour ceux qui ont vécu sa mort en tant qu'adultes, c'est quelqu'un de quasi iconique, qui a réussi à transformer la famille royale britannique, mais a aussi changé la capacité des Anglais à exprimer une sorte d'émotion collective. On n'avait jamais vu une chose pareille : ces montagnes de fleurs, de mots que les gens ont spontanément laissés, cette sorte de deuil collectif, ce n'était vraiment pas très britannique. Elle a montré aux Anglais qu'un autre rapport avec l'émotion était possible. Elle a lutté pendant toute sa vie pour moderniser cette famille, mais c'est dans sa mort qu'elle l'a fait. Après son décès, la famille royale a compris qu’il fallait qu’elle exprime une émotion. Il n’y a qu’à regarder ses fils, William et Harry, pour voir à quel point la famille royale a changé.

-Elle avait aussi un engagement humanitaire très fort...

Oui, elle a beaucoup fait pour les œuvres caritatives (NDLR : son engagement contre les les mines anti-personnel, contre le sida, pour les plus démunis ... ). Et il y a eu cette photo célèbre, lorsqu'elle a rendu visite à des malades du sida. J'étais, le week-end dernier, chez une famille de médecins. Ils me redisaient combien cette photo sur laquelle elle tenait la main d'un malade du sida était extraordinaire. Diana a brisé énormément de tabous. À sa mort, plusieurs fondations en son honneur ont été créées, pour poursuivre les dons envers les causes qu'elle défendait. La plus importante de ces fondations a fermé en 2012. Elle avait permis de récolter plus de 100 millions de livres sterling, soit 130 millions d’euros.

Diana à l'hôpital de Rio de Janeiro en avril 1991, avec un malade du sida. - AFP
Diana à l'hôpital de Rio de Janeiro en avril 1991, avec un malade du sida. © AFP - Carlos Santana
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