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Médias - People
Dossier : Mort de Raymond Poulidor

Mort de Raymond Poulidor : Merckx, Hinault, Thévenet... retrouvez les hommages à la légende du cyclisme

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Limousin, France Bleu Pays d'Auvergne

Depuis la mort de Raymond Poulidor ce mercredi, le monde du cyclisme rend hommage à l'ancien champion français. Retrouvez les réactions d'Eddy Merckx, Bernard Hinault ou encore Bernard Thévenet. Emmanuel Macron a salué celui qui restera "à jamais maillot jaune dans le cœur des Français".

Raymond Poulidor et Eddy Merckx lors du Tour de France 1974
Raymond Poulidor et Eddy Merckx lors du Tour de France 1974 © AFP -

Le monde du cyclisme est en deuil et lui rend hommage. Raymond Poulidor, icône populaire du Tour de France, s'est éteint dans la nuit de mardi à mercredi à l'âge de 83 ans dans son Limousin natal, à Saint-Léonard-de-Noblat. 

Eddy Merckx : "C'est un grand ami qui s'en va". Le Belge, quintuple vainqueur du Tour de France, s'est confié à l'AFP : "C'est une grande tristesse. Pendant ma carrière on était adversaires, mais après je l'ai côtoyé souvent (...) j'ai passé des vacances avec lui". Et d'ajouter : "C'est une grande perte, un grand ami qui s'en va".

Bernard Hinault : "Un coureur courageux, qui s'est battu". Le coureur français, quintuple vainqueur du Tour de France, a réagi sur France Bleu Armorique : "C'était un concurrent en face de nous, donc on ne se fait pas de cadeau, mais il y avait quand même de l'admiration les uns pour les autres !". Sur cette image "d'éternel second", Bernard Hinault rappelle que Poulidor "est quand même tombé en face d'Anquetil et Merckx, mais quand ils étaient pas là sur les autres courses, c'est lui qui gagnait !" Pour lui, la popularité de Raymond Poulidor s'explique par sa rivalité avec Jacques Anquetil : "La beauté de leurs affrontements a fait qu'il est devenu populaire".

Bernard Thévenet : "C'était un mythe". Et le double vainqueur du Tour de France dans les années 70 de préciser sur franceinfo : "quand on connaît bien Raymond, on a vraiment l'impression qu'il était indestructible". "Je ne l'ai pratiquement jamais connu malade" et "je pensais justement que ça allait un petit peu mieux. Je pensais qu'il allait récupérer", a-t-il poursuivi.

Laurent Jalabert : "Raymond Poulidor s'est échappé une dernière fois". Le vainqueur du Tour d'Espagne a posté un message sur Twitter : "J'ai eu un immense plaisir à échanger souvent avec lui. Sa disparition va laisser un énorme vide".

Emmanuel Macron : "Ses exploits, son panache, son courage resteront gravés dans les mémoires".  Le chef de l'Etat a salué la mémoire de Raymond Poulidor qui restera "à jamais maillot jaune dans le coeur des Français"

Mathieu van der Poel : "Toujours si fier", a posté sur Instagram le petit-fils de Raymond Poulidor.

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Toujours si fier 💔💫

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Daniel Mangeas : "C'est toujours un moment exceptionnel que de devenir l'ami de l'idole qu'on avait lorsqu'on était enfant." Le speaker historique du Tour de France s'est confié à France Bleu Cotentin : "Je l'avais vu chez lui lors de sa dernière sortie officielle lors du Tour du Limousin en août dernier. Je l'avais vu fatigué chez lui le matin même et je l'avais retrouvé sur le podium à l'arrivée, à nouveau plein de vigueur. Le contact avec le public continuait à lui donner au quotidien un coup de fouet, mais les nouvelles que j'avais eu ces derniers jours n'étaient pas bonnes du tout. C'est une perte énorme, celle d'un champion mais pour moi, c'est aussi la perte de l'idole de mon enfance. Et c'est toujours un moment exceptionnel que de devenir l'ami de l'idole qu'on avait lorsqu'on était enfant. C'est un lien qui demeure à jamais. 

Christian Prudhomme : "Poupou c'était un géant du vélo, quelqu'un que tout le monde aimait, c'est celui qui m'a donné petit gamin la passion du Tour de France. Poulidor, c'est l'époque d'Eddy Merckx, Luis Ocaña, Bernard Thevenet. Un champion qui a couru avec Jacques Anquetil", a raconté le patron de la Grande Boucle sur franceinfo.

Mais Poulidor, c'était aussi "l'éternelle jeunesse, le deuxième du Tour à 38 ans, le troisième à 40 ans. Ce sourire, cette bonhommie et "cette gloire sans maillot jaune", qui était le nom d'un livre que j'avais acheté quand j'avais 9 ou 10 ans. On s'est battu mon frère et moi pour savoir qui aurait le livre chez le libraire. C'est vraiment un monument du vélo, le Tour sans lui on a du mal à l'imaginer. Poulidor, c'est ce "maillot jaune" effleuré à 8 dixième en 1973, ses chutes aussi qui étaient pour les gens de la malchance... lui disait que c'était au contraire avoir beaucoup de chance de ne pas avoir de chutes sérieuses".

Dans l'intimité, "c'était un monsieur très drôle. Pour le centenaire du maillot jaune sur le dernier Tour de France : il est monté sur scène avec Eddy Mercks, Bernard Hinault et Miguel Indurain et il a dit "à nous quatre nous avons gagné 15 Tours de France", lui qui n'avait jamais gagné le Tour et jamais porté le maillot jaune, tout le monde a ri. Il disait à juste titre d'ailleurs que c'est ça qui avait fait sa renommée".

Julian Alaphilippe : "Heureux d'avoir croisé ton chemin. Au revoir Raymond, au revoir Champion".

Thomas Voeckler : Raymond Poulidor "c'est intergénérationnel". Le sélectionneur de l'équipe de France de cyclism ea dit "avoir beaucoup d'affection pour lui".

"Je suis né trois ans après son arrêt de carrière et j'ai l'impression d'avoir connu sa carrière tellement on en parle. C'était une personne, qui lorsqu'il était sur une course, attirait tous les regards, il dégageait quelque chose, une sympathie, une force, qui était indéniable. On comprend la popularité qu'il avait durant toute sa carrière et encore plus après."

"Lorsqu'on est deuxième, on est le Poulidor deux. C'est quelque chose de rentrer dans le vocabulaire français", s'est amusé Thomas Voeckler.

Thibaut Pinot : Poulidor, "il fait partie de la légende, il représente quelque chose dans la vie de tout le monde. C'est quelqu'un qui venait de la campagne profonde, un peu comme moi. Il représentait ce qu'aiment les Français et pas seulement les grands vainqueurs".

Romain Bardet a salué la mémoire de Raymond Poulidor "un trait d'union générationnel" qui "représente ce qu'est le vélo, un sport populaire et accessible". "C'est un personnage vraiment emblématique, adoré du public", a déclaré le dernier Français à être monté sur le podium du Tour (2e en 2016, 3e en 2017). Et de préciser : "Il faisait le lien avec le cyclisme ancré dans les territoires".

Lilian Calmejane : "Je n’oublierai jamais ce podium, ce jour où tu m’as chuchoté à l’oreille que je remporterais un jour une victoire sur Le Tour ! Pensées émues, un grand monsieur s’en est allé".

Jérôme Pineau : "Un grand champion et un très grand Homme s’en est allé".

Marc Madiot : "Le peloton français perd un père ou un grand-père selon les générations", a réagi  le président de la Ligue de cyclisme professionnelle sur franceinfo. "Il a bercé notre enfance. Quand on a débuté dans le cyclisme Poulidor c'était déjà un nom que tout le monde connaissait et au fil des générations il a continué d'exister. Il était encore dans la caravane du Tour au mois de juillet 2019. Il faisait partie de la famille."

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© Visactu -
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