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Médias - People

Patrice Leconte, réalisateur des Bronzés : "Retrouver Val-d'Isère quarante ans plus tard, c'est fou !"

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Par , , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Le réalisateur de la saga des Bronzés revient ce week-end à Val-d'Isère (Savoie), la station dans laquelle a été tourné le deuxième film, quarante ans après sa sortie. Il se souvient de ce tournage dont il nous révèle quelques anecdotes savoureuses (garanties sans asticot).

Patrice Leconte
Patrice Leconte © Radio France - PL

Val-d'Isère, France

Quarante ans après, Patrice Leconte revient à Val-d'Isère. Le réalisateur des Bronzés sera ce week-end en visite dans la station savoyarde où a été tourné le deuxième film, accompagné des comédiens Marie-Anne Chazel, Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot et Bruno Moynot. Une soirée sera organisée le samedi soir pour se remémorer en public les meilleurs moments du tournage. En guise d'amuse-gueule (d'apéro ?), le réalisateur confie quelques-uns de ses souvenirs à France Bleu.

Patrice Leconte confie ses souvenirs au micro de France Bleu

Que cela vous fait-il de revenir à Val-d'Isère ?

Patrice Leconte : "Je ne sais pas encore ce que ça va me faire, mais ça va forcément me faire quelque chose parce que figurez-vous qu'on fête les 40 ans des "Bronzés font du ski", filmé à Val-d'Isère, et que je n'y suis jamais retourné depuis. Ce n'est pas parce que je boude cette station dans laquelle j'ai de très bons souvenirs de tournage. Je n'ai simplement jamais eu l'occasion de retourner à Val-d'Isère. Quand j'arriverai ça sera comme une machine à remonter le temps. Ça serait bien d'être projeté 40 ans en arrière. Je pense que ça va être à la fois joyeux et émouvant.'

Que représente cette station pour vous ?

"Ça représente des montagnes, du ski, de la neige, des hôtels, la fondue, les raclettes et caetera. Mais ça représente surtout le tournage de ce film dont on ne pouvait pas imaginer que 40 ans plus tard, que les gens connaîtraient les dialogues par cœur et qu'on chante "quant te reverrais-je, pays merveilleux" dès qu'un télésiège s'arrête ! Comment voulez-vous qu'on puisse imagine un truc pareil ? Cette longévité c'est inouï, moi ça m'enchante, ça me ravit."

On ne pouvait pas imaginer que 40 ans plus tard, que les gens connaîtraient les dialogues par cœur et qu'on chante "quant te reverrais-je, pays merveilleux" dès qu'un télésiège s'arrête !

Est-ce un retour aux sources après ce succès incroyable ?

"C'est un retour aux sources bien sûr. Aux sources de la neige, de Val-d'Isère, des souvenirs que j'ai là-bas. Pas que sur les pistes, mais dans la station elle-même. Je vais voir comment elle a évolué en 40 ans, comment elle changé, si certains endroits existent toujours, certains bars où nous allions le soir pour boire un coup après la journée de tournage. On va voir tout ça et ça me plaît de retourner sur les lieux. C'est chic, c'est inattendu et c'est joyeux!"

Quels souvenirs gardez-vous de ce tournage, quarante ans plus tard ?

"C'est des souvenirs très mélangés parce que c'était un film très excitant à faire avec mes amis du Splendid, avec tout ce qu'on avait écrit et tout ce qui se préparait. Mais c'était un film compliqué à faire. Le film d'avant c'était "Les Bronzés" tout court, ça se passait au club Méditerranée, en Côte d'Ivoire. C'était un tournage en tee-shirt et en bermuda avec la mer à proximité. C'était un tournage de chaleur et j'adore ça. 

Et c'est vrai que, quand on s'est retrouvés à Val d'Isère, il a fallu composer avec la météo changeante. À la montagne on peut commencer la journée en plein soleil avec un ciel bleu merveilleux et tout d'un coup la brume se lève et il se met à neiger, c'est incertain. On était forcément liés à ça et ce n'était pas toujours commode de glisser entre les gouttes... ou entre les flocons, et d'arriver à faire ce qu'on avait en tête. Mais on en a de très bons souvenirs et on a pris quelques fous-rires mémorables."

Quel souvenir le plus marquant gardez-vous de ce tournage ?

"Le souvenir le plus marquant, parce que c'est là qu'on a eu le plus de mal à garder notre sérieux, c'est deux scènes tournées en intérieur. Celle du chalet d'altitude avec les Italiens qui partagent l'espace une nuit. C'est vrai qu'on a eu un petit peu de mal à ne pas avoir de fou-rire. 

"La scène qui a été la plus dure à tourner pour cause de fou-rire, c'est celle des montagnards savoyards."

Mais celle qui a été la plus dure à tourner pour cause de fou rire, c'est celle des montagnards savoyards qui font goûter l'alcool de crapaud et la Fougne faite avec le gras de jambon. Ce que font les acteurs c'est inouï de drôlerie. Je ne revois pas mes films tous les soirs, rassurez-vous, mais il m'est arrivé de le revoir. Et cette scène avec les paysans savoyards m'a fait rire. Je ne sais pas si c'est bien de rire devant ses propres films mais j'ai ri énormément parce que c'est très drôle, vraiment très drôle."

Auriez-vous une anecdote amusante à nous confier ?

"Ce qui est marrant c'est que dans la troupe, parmi les six acteurs principaux, il y avait de très bons skieurs. Comme Lhermitte et Clavier. Ce sont des bons skieurs qui vont souvent à la montagne, ils ont le style, balèzes. Michel Blanc ne court pas après ça, il a fait ce qu'il fallait. Jugnot, il est un petit peu comme moi. Je m'identifie à lui parce que lui il n'a aucun style, comme moi, mais il passe partout, il n'a peur de rien ce qui est vraiment bien. Marie-Anne était discrète et il y avait Balasko. Josiane qui, quand on a tourné le film, n'était jamais montée sur des skis de toute sa vie. Je ne sais même pas si elle avait déjà vu une montagne. 

Et à un moment son personnage, Nathalie, est en haut d'une butte et elle refuse de descendre parce que la neige est trop dure, puis trop molle, etc. Elle devait débouler puis tomber. Et on s'est dit qu'on n'allait pas la faire tomber elle, parce qu'elle aurait pu se casser quelque chose ou se faire une foulure. Donc on avait pris une monitrice de l'école de ski pour faire la doublure. Elle était filmée de dos et elle tombait. 

"Josiane Balasko m'a dit "écoute, je vais le faire moi-même, je vais tomber comme une merde, ça va être mieux."

Sauf qu'elle ne tombait pas vraiment bien comme il faut, parce qu'elle tombait trop joliment, d'une manière presque élégante. Et Josiane m'a dit "écoute, je vais le faire moi-même, je vais tomber comme une merde, ça va être mieux." Et donc Josiane qui ne savait pas faire de ski a dévalé la pente, qui n'était pas vertigineuse non plus, elle est arrivée en bas et elle s'est écroulée comme une merde et c'est ce qui est resté dans le film."

Quel accueil vous attendez-vous à recevoir ce week-end ?

"C'est sur les lieux, non pas du crime, mais du tournage, on va être reçus, il y aura Marie-Anne Chazel, Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte, Bruno Moynot et ça va être quelque chose de chaleureux, de joyeux, d'amical, de détendu. On sera loin du tapis rouge de Cannes ou de la cérémonie des Césars en smoking. Ça va être très bon enfant et je pense que c'est pour ça que ça va être bien. Rien de trop officiel, de trop guindé. Moi je n'ai pas prévu de smoking."

Avec un peu d'émotion quand même ?

"De l'émotion ce n'est pas impossible. Le souvenir d'avoir fait ce film à Val-d'Isère et d'y revenir 40 ans après c'est fou ! Quand j'ai appris que la station nous invitait pour fêter les 40 ans des Bronzés j'ai trouvé ça merveilleux et j'aurais été très malheureux de ne pas pouvoir y être."

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