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Médias – People

Un rappeur marseillais crée la polémique avec un clip tourné à Perpignan

jeudi 28 juin 2018 à 16:55 Par Laura Lavenne et Suzanne Shojaei, France Bleu Provence, France Bleu Roussillon et France Bleu

Apologie de la violence, hostilité envers la police... Les paroles et les images du clip "Billet", du rappeur marseillais Elams, font polémiques. Le clip a été tourné à Perpignan.

 Le rappeur Elams dans une cité du Bas-Vernet à Perpignan tourne son clip entouré de jeunes du quartier.
Le rappeur Elams dans une cité du Bas-Vernet à Perpignan tourne son clip entouré de jeunes du quartier. - Capture d'écran

Perpignan, France

"Fuck la police !" Les paroles d'un clip font polémique. La vidéo du rappeur marseillais Elams, publiée le 18 juin, a été tournée le 9 juin à Perpignan, dans les quartiers du Bas-Vernet et de Clodion. Dans la vidéo, qui compte déjà 570.000 vues sur Youtube, on peut voir quelque 300 jeunes de la cité Clodion, l'un des quartiers sensibles de Perpignan. On peut surtout entendre des propos violents et hostiles à la police.

Le conseiller municipal Rassemblement national (ex Front national) et chef de l'opposition à Perpignan Louis Aliot dénonce ces propos : "Il y avait au moins 200-300 personnes dans la rue, des drapeaux de pays étrangers, incitation à la haine, éloge de la violence, du trafic de drogue, on parle de cadavres à brûler, de gens à tuer, il y a des gamins avec des pistolets à la main, qu'est ce qu'on veut donner comme image à la jeunesse ?", s'indigne-t-il.

Incitation à la haine des policiers

Pistolets factices ou véritables armes à feu ? Il est difficile de savoir, mais certains témoins auraient entendus des tirs de flash ball lors du tournage. C'est en tout cas ce qu'affirme Louis Aliot. Il dénonce ces images tournées avec un drone sans autorisation. La mairie de Perpignan, elle, confirme qu'il n'y a pas eu de demande préalable pour la réalisation de ce clip. 

La préfecture des Pyrénées-Orientales condamne également les propos du rappeur. Selon elle, les propos incitent à la haine des policiers. "L'État se réserve le droit d'entreprendre toute action judiciaire contre les responsables de ce clip", écrit le préfet dans un communiqué. 

Le rappeur, lui, s'en amuse sur sa page Facebook : "Rendez-vous au tribunal", répond Elams.