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Médias – People

Pour l'UFC-Que Choisir, Pokémon Go est un jeu "potentiellement cher, dangereux et trop curieux"

lundi 25 juillet 2016 à 17:56 Par Julien Baldacchino, France Bleu

Vingt-quatre heures seulement après son lancement officiel en France, le jeu phénomène Pokémon Go fait déjà des émules. Dans un communiqué publié ce lundi, l'association de consommateurs UFC-Que Choisir pointe du doigt les risques représentés par ce jeu vidéo.

Le jeu est disponible en France depuis dimanche matin
Le jeu est disponible en France depuis dimanche matin © AFP - Valeriy Melnikov / Sputnik

Si vous êtes un amateur de jeu vidéo, ou simplement un utilisateur curieux, vous avez peut être déjà téléchargé l'application Pokémon Go, qui fait tant parler d'elle depuis un peu plus d'une semaine. Le jeu, qui consiste à arpenter le monde réel à la recherche de petites bêtes imaginaires dotées de pouvoirs magiques, est disponible en France depuis un peu plus de 24 heures mais il figure déjà en tête des classements de téléchargements, sur Android comme sur iPhone. Dans plusieurs villes de France, des chasses au Pokémon géantes ont été lancées, donnant lieu à des scènes de cohue comme dimanche après-midi dans un parc de Bordeaux

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Mises en garde pour les piétons et les conducteurs

Ce lundi, l'association de consommateurs UFC-Que Choisir a publié un communiqué mettant en garde contre ce jeu qu'elle qualifie de "potentiellement cher, dangereux et trop curieux". Elle fait notamment référence aux accidents survenus à l'étranger, provoqués par des joueurs absorbés par leur jeu, ou encore à la Bosnie, "où 2,3% du territoire est encore miné, et où une ONG a alerté les joueurs à l'approche de zones à risque".

Depuis plusieurs jours, les autorités mettent en garde, en particulier sur les réseaux sociaux, contre de possibles accidents que peut causer le jeu. La ministre de la Santé Marisol Touraine a félicité les joueurs qui sortent et marchent mais les appelle à "rester bien attentifs pour éviter l'accident".

Des achats intégrés à maîtriser

Tout aussi problématique, selon l'UFC-Que Choisir : le jeu peut s'avérer très cher à l'usage. Si de nombreux objets utiles dans le jeu (pokéballs, potions, etc.) peuvent être obtenus gratuitement, chaque joueur peut payer pour acheter des objets supplémentaires, par un système d'achats intégrés à l'application. "Comptez 0,99€ pour un lot de 100 pokéballs (...) et jusqu'à 99,99€ pour un trésor de 14.500", note l'association.

Or les plus jeunes "ne sont pas toujours conscients des dépenses engagées" dans les jeux qu'ils utilisent. L'UFC-Que Choisir appelle donc à la vigilance. Sans compter que l'application utilise la connexion à Internet du smartphone : "les volumes de données nécessaires ne sont pas gigantesques (250Mo par mois pour les plus mordus), mais sans un forfait adapté, attention quand même à la facture", prévient l'organisme, qui ajoute qu'aux Etats-Unis, où les forfaits téléphoniques internet sont plus cher, le gouvernement s'est alerté de la situation.

Chasse aux informations confidentielles

Enfin, l'association pointe du doigt la politique de confidentialité douteuse de Niantic et Nintendo, qui éditent le jeu. "Dans tous les cas, Nintendo accède à vos noms et prénoms, à votre e-mail, à votre numéro de téléphone, à l'adresse IP et au numéro d'identification de votre téléphone", explique le communiqué. "Si vous partagez une image de votre partie sur les réseaux sociaux, le géant japonais pourra la réutiliser à sa guise", ajoute-t-il.

Enfin, l'UFC-Que Choisir note que cette nouvelle application peut s'avérer être une manne marketing pour les commerçants, comme l'ont fait les magasins Monoprix en annonçant un "kit du dresseur Pokémon" remis gratuitement aux premiers joueurs qui se rendaient dans un magasin parisien : des milliers de joueurs se sont rendus sur place.