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Médias – People

Vingt ans après "l'affaire Intervilles", l'ex-animateur Olivier Chiabodo porte plainte pour harcèlement moral

lundi 25 septembre 2017 à 17:37 Par Julien Baldacchino, France Bleu

L'ancien animateur de TF1 Olivier Chiabodo a annoncé ce lundi dans Le Parisien / Aujourd'hui en France porter plainte contre X pour "harcèlement moral". Il accuse son ancien employeur d'avoir acheté son silence, et son ancien producteur Gérard Louvin de menaces de mort.

La diffusion d'Intervilles s'est poursuivie sur d'autres chaînes que TF1 jusqu'en
La diffusion d'Intervilles s'est poursuivie sur d'autres chaînes que TF1 jusqu'en © Maxppp - PHOTOPQR/LE COURRIER PICARD

Souvenez-vous : à la fin des années 90, l'émission de TF1 "Intervilles" était un rendez-vous incontournable de l'été télévisuel, suivi chaque semaine par une dizaine de millions de téléspectateurs. Et dans l'histoire de cette compétition qui voyait les candidats de deux villes s'affronter, un épisode est resté dans toutes les mémoires : le signe de la main de l'animateur Olivier Chiabodo, semblant indiquer la bonne réponse aux candidats.

Révélée à l'époque par le Canard Enchaîné, la tricherie fait scandale, et l'animateur est licencié par TF1 pour faute grave. Vingt ans après, Olivier Chiabodo a décidé de répliquer : ce lundi dans Le Parisien / Aujourd'hui en France, il annonce qu'il a déposé une plainte contre X pour "harcèlement moral", et cite TF1 et l'ancien producteur de l'émission, Gérard Louvin.

Placé en détachement pendant huit ans

"Cette tricherie est restée dans les annales de la télévision, ma carrière a été mise entre parenthèses durant 20 ans. Aujourd'hui, il est temps que je rétablisse mon honneur", explique Olivier Chiabodo toujours dans Le Parisien. Car l'affaire ne s'est pas arrêtée là : après que les prud'hommes ont annulé le motif de licenciement pour faute grave en 1998, TF1 propose à l'animateur et au producteur Gérard Louvin un accord de confidentialité, pour ne pas révéler d'éléments sur l'affaire, ni sur les coulisses de l'émission.

"TF1 n'a cessé de souffler le chaud et le froid avec moi"

Et en 2006, Olivier Chiabodo est à nouveau embauché à TF1, devenant un temps directeur adjoint de la chaîne. Mais à l'arrivée, en 2008, de la nouvelle direction, il est progressivement écarté. "Nonce Paolini a pris les rênes de TF1, et son conseiller était Gérard Louvin", explique-t-il. Il est détaché dans un fonds de dotation pendant huit ans, jusqu'à son licenciement en 2017.

"Des choses inadmissibles sur les tournages"

Aujourd'hui, Olivier Chiabodo reproche à TF1 d'avoir acheté son silence. Mais c'est surtout Gérard Louvin qui est visé par l'ancien présentateur : "C'est lui qui m'a demandé de favoriser le candidat du Puy du Fou (...), un parc dont le fondateur n'est autre que Philippe De Villiers, un proche de Gérard Louvin", affirme-t-il. "On trichait sans arrêt" via une oreillette dans laquelle le producteur donnait ses indications, révèle-t-il, car "il fallait tenir en haleine le spectateur". "J'ai assisté à des choses inadmissibles sur les tournages" dit-il également, affirmant réserver ses révélations à un juge.

Plus grave encore, il accuse son ancien producteur de menaces de mort proférées dans les locaux de TF1 en 2010. "Tu sais, les camions roulent vite dans Paris", lui aurait dit Gérard Louvin. Contacté par Le Parisien, celui-ci juge les accusations "ridicules" et affirme "ne pas savoir de quoi on parle". Malgré une main courante déposée en 2010, Olivier Chiabodo reproche aussi à TF1 de ne pas avoir réagi dans cette affaire. La chaîne non plus n'a pas souhaité faire de commentaire, disant "ignorer tout de cette plainte".