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À l'épreuve de la canicule sur les chantiers de Nîmes

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Par , France Bleu Gard Lozère

De fortes chaleurs s'installent sur le Gard ce jeudi. Pas facile quand les températures flirtent avec les 40 degrés de travailler en plein soleil. C'est pourtant le quotidien de tous ceux qui travaillent dans le BTP.

Travailler dehors en période de fortes chaleurs, le quotidien de tous les salariés du BTP
Travailler dehors en période de fortes chaleurs, le quotidien de tous les salariés du BTP © Radio France - Sylvie Duchesne

À Nîmes, la ville est parsemée de chantiers en tous genres. Bâtiments, voirie... Comme partout, la plupart des entreprises de BTP tentent de rattraper le temps perdu pendant le confinement. Pas facile en cette période de fortes chaleurs. Samuel Camurati est tailleur de pierres et patron de l'entreprise CRV Patrimoine basée à Aujargues (Gard). Une dizaine de salariés, à pied d'oeuvre en roulement sur un chantier de construction d'une résidence, boulevard Amiral Courbet.

"On essaie de démarrer au plus tôt, c'est à dire 6h30 le matin et de finir relativement tôt avec une bonne coupure entre midi et deux. On essaie de s'hydrater. On boit chacun, à peu près trois bouteilles d'1 litre et demi par jour. On essaie aussi d'être sur la façade la moins exposée quand on peut, en tout cas, d'avoir les tâches les moins dures au soleil, et les plus pénibles à l'ombre. Ça nous ralentit."

Le masque : quasiment impossible à porter. "On est tailleur de pierres. Si on ajoute l'eau, l'humidité et la poussière, on ne peut plus respirer. Les masques anti-poussières, il n'y en a plus à cause du Covid. On est obligé de travailler avec des masques chirurgicaux, qui en plus ne nous protègent pas de la poussière". 

Samuel Camurati, patron de l'entreprise CRV Patrimoine

"L'été, c'est l'été. On n'a pas le choix"  

Sur le parvis des arènes, ils sont une dizaine à s'activer pour monter des échafaudages le long d'une partie de la façade de l'amphithéâtre romain. L'entreprise Hussor Erecta est basée près de Colmar en Alsace. La chaleur, les salariés y sont habitués. Ils ont l'habitude de travailler à travers toute la France et ils sont déjà venus à Nîmes.

"On fait comme tout le monde, on subit. Il faut que le chantier avance explique Fredéric Gauthier, le chef de chantier. Si on pouvait travailler la nuit, on le ferait, mais ce n'est pas possible en centre-ville. Ce qu'il redoute : le moment où les ouvriers devront travailler à l'intérieur des arènes. En plein soleil, on a mis un thermomètre une fois. Il faisait 50 degrés !"

Impossible de s'arrêter. Il faut coûte que coûte rattraper le retard pris pendant le confinement. "Au lieu de partir trois semaines en été, nous ne partirons qu'une semaine et demi cette année confie Samuel Camurati. Récupérer deux mois et demi dans notre métier de tailleur de pierres, c'est impossible. On va essayer de limiter la casse pour pouvoir pérenniser nos emplois et notre structure.

Reportage sur le parvis des arènes

Samuel Camurati, patron de l'entreprise CRV Patrimoine : "on ne peut pas s'arrêter"
Samuel Camurati, patron de l'entreprise CRV Patrimoine : "on ne peut pas s'arrêter" © Radio France - Sylvie Duchesne
Frédéric Gauthier, chef de chantier. "A l'intérieur des arènes, on a enregistré 50 degrés"
Frédéric Gauthier, chef de chantier. "A l'intérieur des arènes, on a enregistré 50 degrés" © Radio France - Sylvie Duchesne
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