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Météo

Oui, la météo a bien été pourrie en Bretagne cet automne !

Une météo catastrophique depuis début octobre : cette impression de subir des trombes d'eau en Bretagne pour cette fin d'année se vérifie dans les chiffres. L'automne a été particulièrement pluvieux, avec en prime un manque d'ensoleillement.

Quimper sous la pluie !
Quimper sous la pluie ! © Maxppp - Beatrice LE GRAND

Bretagne, France

Du gris et de la pluie : voilà comment pourrait se résumer l'automne 2019 en Bretagne, notamment à la pointe finistérienne. De quoi faire déprimer même les plus endurcis au crachin breton. Les mois d'octobre et novembre notamment ont été parmi les plus pluvieux recensés depuis l'existence des relevés Météo France dans la région. 

Deux fois plus de pluie en octobre

Partout, il y a plu davantage que les normales. A Brest, c'est même le cinquième automne le plus arrosé depuis que les relevés Météo France existent, soit 1945. Le mauvais temps a démarré dès fin août dans le Finistère avant de se propager en octobre et novembre dans le reste de la Bretagne. "On a des précipitations importantes, quasiment au double des mois d'octobre normaux", précise Michel Aïdonidis, de Météo France.

Entre le 1er septembre et le 30 novembre, les excès de précipitation ont donc été considérables : +71% à Brest et Saint-Brieuc par rapport à la moyenne. Rennes, Lorient et Quimper s'en tirent à peine mieux avec environ 60% de pluie en plus. 

La sensation de ne jamais pouvoir ranger le parapluie a été accentuée par le nombre de jours important au cours desquels il a plu notamment dans le Finistère : 26 jours de pluie à Brest en novembre, 22 à Quimper en octobre. Dans les Côtes d'Armor, la ville de Saint-Brieuc n'a pas été épargnée non plus avec 24 jours de pluie en novembre, parfois avec de fortes averses. 

Un soleil absent

Qui dit pluie dit forcément nuages. Dans le Finistère, à Brest notamment, le soleil a cessé de briller dès le mois de septembre. Le mois d'octobre a ensuite été plombé pour tout le monde avec un tiers d'ensoleillement en moins par rapport aux normales. Seul Lorient dans le Mobihan, s'en sort mieux ce mois-ci avec un déficit de "seulement" 24%.

"Le mois d'octobre a été très triste car non seulement il a beaucoup plu, mais le soleil a été en prime avare de sa présence, explique Michel Aïdonidis. D'ordinaire, on a des automnes plutôt ensoleillés en Bretagne. Là, depuis août, on a plutôt des nuages et de la pluie."

Une année coupée en deux

Cet automne déprimant est d'autant plus difficile à supporter que la première moitié de l'année a bénéficié à l'inverse d'une météo très agréable. "Jusqu'à fin juillet, c'était quand même sec, avec un ensoleillement très important et au-dessus des normales. Mais depuis la fin d'été, on a basculé dans une autre dimension", lance Michel Aïdonidis.

"Ce qui interpelle, c'est la transition brutale entre les deux types de temps qu'on a eu cette année, indique le directeur du centre météo de Brest. La qualité des précipitations semble aussi évoluer, ce qui pose question sur l'impact du changement climatique. On va finir par regretter le bon crachin breton qu'on observe de moins en moins.

Les températures observées sont d'ailleurs plus élevées sur l'année "de façon spectaculaire". Même au cours de cet automne compliqué, la douceur prévaut, et cela continue en décembre. Dans toute les grandes villes bretonnes, les températures maximales observées sur l'année sont de 0,7 degré à 1,1 degré plus élevées que les normales. "Statistiquement, c'est énorme", s'inquiète Michel Aïdonidis.

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