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Coronavirus : comment concilier confinement et évacuation en cas d'inondations dans les Pyrénées-Orientales ?

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Les pluies qui sont tombées dans les Pyrénées-Orientales ces derniers jours n'ont heureusement fait ni victime, ni gros dégâts. Aucune évacuation ni inondation importante ne sont à signaler. Mais s'il avait fallu évacuer, comment concilier confinement et sécurité ?

En janvier, à cause de la tempête Gloria, des habitants de Claira avaient du dormir dans un gymnase de la commune. En janvier, à cause de la tempête Gloria, des habitants de Claira avaient du dormir dans un gymnase de la commune.
En janvier, à cause de la tempête Gloria, des habitants de Claira avaient du dormir dans un gymnase de la commune. - France Bleu Roussilon

Les pluies des derniers jours ont gonflé les cours d'eau dans les Pyrénées-Orientales. Certains ont d'ailleurs débordé . Mais la situation n'a pas viré à la catastrophe : pas de scène d'évacuation,  ni de nuits dans des gymnases, comme on avait pu le voir à Claira ou Rivesaltes par exemple, lors du passage de la tempête Gloria en janvier dernier. 

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Heureusement, car on imagine bien qu'en ces temps de confinement et de strictes mesures sanitaires liées à l'épidémie de Covid-19, le bon déroulement des opérations aurait été compliqué. Pourtant, des scenarii étaient prévus justement pour tenter de concilier au mieux les contraintes des évacuations d'un côté, et les règles sanitaires de l'autre

Évacuations dans des hôtels plutôt que des gymnases 

C'est le travail de la société Predict, spécialisée dans la prévention des risques météorologiques, et qui collabore d'ailleurs avec Météo-France. "Comme d'habitude, nous avons contacté des communes en amont de l'arrivée de l'épisode pluvieux" explique Alix Roumagnac, président de Predict. Mais cette fois, il fallait aussi tenter d'anticiper des évacuations "confinées"

"Plutôt que d'héberger des sinistrés dans un seul endroit, comme des gymnases ou des salles des fêtes" détaille l'expert, "il aurait fallu faire de la dispersion. Amener les gens dans des hôtels par exemple". Difficile de concevoir en effet un rassemblement de plusieurs dizaines d'habitants dans un même espace clos. 

Et si un épisode plus fort survenait ? 

Il est certain que les mesures de confinement se marient bien à la grande prudence demandée sur les routes en cas de fort épisode pluvieux. "Globalement, les risques sont moins forts en ce moment" avance Alix Roumagnac. "Le fait que les gens circulent peu rend moins dangereux statistiquement un événement météorologique qui serait important.

Toutefois, la situation actuelle pourrait causer d'autres types de problèmes dans la gestion des risques : "Si nous avions aujourd'hui des inondations comme celles qui ont eu lieu dans l'Aude en 2018, cela serait plus complexe". Le confinement pourrait dans ce cas ralentir les mesures de sécurité : "Le fait qu'il y ait plus de stress, de pression, moins de facilité dans la mise en oeuvre des actions de sauvegarde rend plus compliquée la gestion classique de la prévention des risques" souligne Alix Roumagnac. 

La question pourrait se poser si une seconde vague de Covid-19 (et les mesures qui vont avec) se déroulait à l'automne, saison où des épisodes méditerranéens touchent les Pyrénées-Orientales. 

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