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Débordements de la Seine : "On a atteint le pic cette nuit", selon François Bellouard de la DDTM

La Seine a de nouveau débordé dans la nuit de lundi 10 à mardi 11 février 2020, en aval du fleuve, mais le plus gros est derrière nous selon François Bellouard, directeur adjoint à la Direction départementale des territoires et de la mer.

François Bellouard, directeur adjoint de la direction départementales des territoires et de la mer, dans le studio de France Bleu Normandie.
François Bellouard, directeur adjoint de la direction départementales des territoires et de la mer, dans le studio de France Bleu Normandie. © Radio France - Noémie Lair

La Seine-Maritime et l'Eure sont toujours ce mardi à 11h30 en vigilance orange en raison du risque d'inondations, avec des coefficients de marée de 108 et toujours beaucoup de vent sur le littoral. Selon François Bellouard, directeur adjoint à la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), on a fait le plus dur et la situation devrait progressivement revenir à la normale. Il était ce mardi l'invité de France Bleu Normandie.

Comment s'est déroulée la nuit ?

François Bellouard : On a atteint le pic cette nuit. Il y a un peu moins de vent, mais le débit de la Seine reste élevé, les coefficients de marée atteignent leur pic et la surcote marine reste toujours importante, en lien avec la tempête Ciara. A priori, sur la Seine, les choses vont baisser progressivement. Mais comme on garde de gros coefficients de marée, on va rester sur des valeurs qui vont conduire à des débordements, de Rouen jusqu'à Tancarville. Mais pas en amont : par rapport à il y a deux ans, la situation sur la boucle d'Elbeuf est bien plus favorable.

Comment l'expliquez-vous ?

FB : C'est la spécificité de la Seine aval : elle est soumise aux marées, au débit et à la surcote marine. Et plus vous remontez en amont de la Seine et plus c'est le débit qui joue. Il y a deux ans, le débit était très très important, ce qui fait que le secteur d'Elbeuf était plus soumis aux inondations que la partie aval.

Sommes-nous face à un phénomène "classique" ?

FB : Sur Rouen et sur toute la partie aval, on est sur des hauteurs d'eaux que l'on rencontre régulièrement, tous les cinq ans à peu près. On en a eu il y a deux ans mais ça ne veut pas dire que c'est plus fréquent. Mais ça se joue à pas grand-chose : à Rouen, à vingt centimètres près, on est sur des valeurs extrêmes.

Faut-il s'attendre à des inondations plus fréquentes avec le réchauffement climatique ?

FB : Au Havre et à Dieppe, nous travaillons à l'élaboration du plan de prévention des risques de submersion marine, avec un scénario avec l'aléa actuel et un scénario à 2 100 dans lequel on intègre une hausse du niveau marin de 60 centimètres

Dans ce scénario-là, vous avez des niveaux d'eau plus fréquemment atteints et des niveaux d'eau extrêmes, pas forcément atteints aujourd'hui. Nous lançons également une étude avec le Gipsa sur l'ensemble de la Seine. L'objectif de ce travail, c'est de prendre en compte cette problématique en terme d'urbanisme et d'interdire les constructions dans des zones qui demain seront en zone inondable.

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