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Météo

"Des niveaux très bas historiques" : les nappes phréatiques en Berry ont souffert de la sécheresse

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Par , France Bleu Berry

Après une longue période de sécheresse, le Berry retrouve la pluie. Depuis le mois d'octobre, la météo est beaucoup plus humide. Un temps idéal pour les nappes phréatiques mais leur niveau reste bas.

Malgré les interdictions de prélèvements d'eau en surface sur de nombreux bassins, les nappes phréatiques ont permis aux agriculteurs de continuer à arroser leurs cultures.
Malgré les interdictions de prélèvements d'eau en surface sur de nombreux bassins, les nappes phréatiques ont permis aux agriculteurs de continuer à arroser leurs cultures. © Radio France - Maxime JEGAT/Maxppp

Indre, France

Depuis le mois d'octobre, le parapluie est un accessoire indispensable pour les berrichons. Les journées pluvieuses se multiplient dans l'Indre et le Cher. Une bonne nouvelle pour les nappes phréatiques. "On a des nappes beaucoup plus réactives aux pluies. Elles se remplissent assez rapidement", précise Violaine Bault, hydrogéologue au Bureau de Recherches Géologiques et Minières. Mais on part de loin, après des mois de fortes chaleurs et d'absence de pluie. Une sécheresse inédite. "On a vu des niveaux historiquement très bas", confirme Violaine Bault, invitée de France Bleu Berry.

Aujourd'hui, les nappes phréatiques entrent dans une période de transition. "Il a beaucoup plu pendant le mois d'octobre. La végétation est en train de se mettre en dormance. Une partie de l'eau qui tombe va directement dans les nappes phréatiques. On se veut plus rassurant. La recharge en eau des nappes commence très tôt. La saison dernière, elle avait commencé très tard, seulement à la mi-janvier", poursuit Violaine Bault.

On espère une bonne recharge. Il faut une pluviométrie normale ou au-dessus des normales pendant tout l'hiver"

Des arrêtés sécheresse efficaces en Berry

La situation reste sous contrôle. La préfecture du Cher a d'ailleurs pris un nouvel arrêté sécheresse. Il ne reste plus que six bassins versants en situation de débit de crise, contre 12 précédemment. C'est le niveau le plus relevé, avec des mesures de restriction d'usage de l'eau. "Ces arrêtés ont prouvé leur efficacité. Tous les moyens sont mis en oeuvre pour qu'il n'y ait pas d'arrêt de production de l'eau potable. Donc ces arrêtés sont là pour garantir l'accès à l'eau potable pour tous", assure l'hydrogéologue du Bureau de recherches géologiques et minières. "Si on n'avait pas pris ces arrêtés, on sait que les niveaux auraient été encore plus bas. Avec des conséquences sur la faune aquatique et la végétation. La faune et la flore peuvent survivre à une période de sécheresse. Mais c'est plus compliqué si ces périodes se succèdent d'une année sur l'autre", ajoute-t-elle.

A cette époque de l'année, on atteint les basses eaux. Ce n'est pas inédit de poursuivre des arrêtés sécheresse jusqu'en novembre pour être certain que la recharge va débuter"

"On a des nappes beaucoup plus réactives aux pluies. Elles se remplissent assez rapidement. Mais il faut une pluviométrie normale ou au-dessus des normales pendant tout l'hiver.

Des solutions pour limiter l'impact de la sécheresse

Outre les mesures de restriction d'usage de l'eau et la danse de la pluie, il existe d'autres solutions pour essayer de protéger les nappes phréatiques. Les agriculteurs ont notamment un rôle à jouer avec les cultures d'hiver, moins gourmandes en eau. "Il faut aussi créer des fossés qui permettent à l'eau de ne pas ruisseler dans les cours d'eau mais de se ré-infiltrer et aux nappes de mieux se recharger. Ça permet de mieux soutenir les débits des cours d'eau pendant l'été", explique Violaine Bault.

"Il y a des actions de désimperméabilisation des sols. Certaines villes s'engagent. Et puis il y a d'autres actions qui demandent des moyens plus conséquents comme la recharge active des nappes. On construit des bassins d'infiltration, et les eaux de pluies peuvent se réinfiltrer dans les nappes. Ça veut dire qu'on considère les nappes comme un réservoir et de stocker les eaux dans les sols", conclut-t-elle.

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