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DOSSIER : Inondations de 2015 dans les Alpes-Maritimes

Octobre 2015, inondations dans les Alpes-Maritimes : 20 morts, plus de 600 millions d’euros de dégâts

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Par , France Bleu, France Bleu Azur

Le samedi 3 octobre 2015, en début de soirée, la zone côtière des Alpes-Maritimes entre Mandelieu-la-Napoule et Nice a été parcourue par des orages intenses et des pluies diluviennes. Les précipitations exceptionnelles ont causé des inondations catastrophiques et la mort de 20 personnes.

Samedi soir, le 3 octobre 2015, des pluies et des orages intenses se sont abattus sur les communes côtières des Alpes-Maritimes, situées entre Mandelieu-la-Napoule et Nice. Cet épisode exceptionnel a causé la mort de 20 personnes :

  • à Antibes, un mort au camping du Pylône ;
  • à Biot, trois personnes âgées noyées dans une maison de retraite ;
  • au Cannet, un mort ;
  • à Cannes, trois personnes sont mortes, dont une retrouvée sur la plage, une dans un parking et une dans une cave d’immeuble ;
  • à Mandelieu-la-Napoule, huit morts dans les parkings souterrains de deux immeubles ;
  • à Mougins, un mort après l'effondrement d'un pont, la victime a été emportée par les flots ;
  • à Vallauris-Golfe-Juan, trois personnes sont mortes dans une voiture coincée dans un tunnel.

1.200 personnes ont dû être hébergées en urgence dans les principales communes touchées. Le bilan matériel a également été très lourd, le coût des dommages a été estimé à 605 millions d'euros, avec plus de 65.000 sinistrés, 8.000 entreprises et commerces touchés, 70.000 voitures endommagées. Des maisons ont été complètement inondées, des routes et des bâtiments publics détruits, tout a été recouvert de boue.

Des précipitations record en un temps réduit

Les pluies torrentielles ont atteint des niveaux record : en moins de trois heures, 180 millimètres d’eau sont tombés à Cannes, 159 millimètres à Mandelieu-la-Napoule et 100 millimètres à Valbonne. En deux jours, il est tombé l’équivalent d’un mois de pluie moyen d’octobre sur la zone, c’est-à-dire 10% des précipitations annuelles.

Dès le lendemain, le dimanche 4 octobre, le président François Hollande s’est rendu sur les lieux accompagné du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Il a alors annoncé que l'état de catastrophe naturelle serait déclaré dès mercredi suivant en Conseil des ministres. Et effectivement, le 7 octobre, cet état de catastrophe naturelle a été reconnu pour 14 communes dans les Alpes-Maritimes et 18 dans le Var, ce qui a permis d’accélérer le versement des indemnisations.

Face aux dégâts exceptionnels, des aides d'urgence sont débloquées. La région PACA a promis une aide d’urgence de quatre millions d’euros et le département des Alpes-Maritimes a annoncé débloquer immédiatement une enveloppe de cinq millions d’euros.

Infrastructures détruites, le parc de Marineland dévasté

L’intensité de l’orage a détruit de très nombreux réseaux de communication et perturbé de multiples axes de transport. "Plus de 70.000 clients" n'ont plus été alimentés en électricité, selon ERDF et "d'importants dégâts sur les réseaux fixes et mobiles" de l'opérateur télécom Orange ont touché près de 40.000 clients encore le dimanche soir. Les réseaux routier et ferroviaire ont été largement inondés et ont nécessité de nombreuses remises en état avant réouverture. Pour les grandes lignes de TGV entre Paris et Nice, elles ont toutes été arrêtées à Toulon.

Le parc Marineland d'Antibes a été dévasté par la violence des intempéries et la brusque montée des eaux. La petite dizaine de bassins ont été remplis d'eau boueuse, les installations électriques sont tombées en panne et ont mis en péril la vie des animaux aquatiques. Selon Bernard Gianpaolo, le directeur, le parc a été touché "à plus de 90% sur toutes les installations techniques, ce qui affecte, bien évidemment la vie des animaux".

Une reconstruction longue et difficile

Un mois après les inondations, le procureur de Grasse a ouvert une information judiciaire contre X sur la mort de trois personnes âgées dans la maison de retraite Le Clos Saint-Grégoire à Biot.

Six mois après les inondations, les communes de la Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis (CASA) se sont organisées pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise jamais. Elles ont élaboré un plan avec deux priorités : normes de reconstruction et sensibilisation de la population.

Mais rien n’est simple. Des maisons sont situées en zone inondable et sont donc toujours potentiellement dangereuses, mais si les habitants ne veulent pas en partir, rien ne peut être fait. 29% des habitants des Alpes-Maritimes habitent toujours en zone inondable.

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