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Orages / grêle : gros dégâts dans le sud creusois

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C'est principalement autour d'Aubusson et Bellegarde-en-Marche que les dégâts ont été le plus importants. Une exploitation agricole a été particulièrement touchée à Saint-Alpinien.

Des grêlons "gros comme des balles de ping pong" chez Bernard Rougier Des grêlons "gros comme des balles de ping pong" chez Bernard Rougier
Des grêlons "gros comme des balles de ping pong" chez Bernard Rougier © Radio France - Fabien Arnet

Le sud / sud-est de la Creuse se remet de l’épisode d’orages de grêle de vendredi soir. Plusieurs communes entre d’Aubusson et Bellegarde-en-Marche ont été touchées, notamment des hameaux de Bosroger, Saint-Alpinien, Malleret et Saint-Silvain-Bellegarde.

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Mobilier de jardin, chez Nadine à Saint-Alpinien © Radio France - Fabien Arnet

Dans certaines zones, on a vu "des grêlons gros comme des balles de tennis", plus sûrement de tennis de table. C’est le cas à Saint-Alpinien. Près du bourg, Nadine est encore sous le coup de cette pluie sèche qui a tout cassé, tout cabossé. "C'a duré de 19h30 à 20h05. C'était des balles de ping-pong, mais sans eau, uniquement de la grêle. L'eau n'est venue qu'après, elle a inondé la cave."

"Des gens ont passé la nuit, une serpillière à la main" (Jean-Paul Joulot, maire de Bosroger)

Les dégâts sont immédiatement visibles sur le mobilier de jardin... transpercé. Et dans le potager. "Le jardin n'existe plus, je n'ai plus de fleurs,  les pommes de terre, les salades, les radis, tout a été haché. Je ne sais pas si ça va repartir."

Bananier chez Nadine à Saint-Alpinien © Radio France - Fabien Arnet

Même topo à Bosroger, dans le village de Blanderette. C’est là qu’habite le maire, Jean-Paul Joulot. Au moment de l’orage, il était en mairie avec les autres conseillers pour préparer le vote du budget. "Mon épouse m'a appelé parce que la maison était inondée. Ca rentrait par toutes les portes. L'une de nos voisines a eu un vasistas brisé, elle a fait appel aux pompiers qui sont arrivés très vite pour bâcher. Les voitures sont toutes grêlées, les plantes sont hachées." Selon Jean-Paul Joulot, "des gens ont passé la nuit une serpillière à la main."

Impacts de grêle sur le toit de la voiture de Jean-Paul Joulot, à Bosroger © Radio France - Fabien Arnet

Retour à Saint-Alpinien, dans le village de Bascaud. C'est là que les frères Rougier ont une exploitation agricole forte d'une centaine de vaches.

"Ce main, j'ai pleuré" (Sylvie Rougier)

Leur soeur, Sylvie, a le coeur brisé, tout autant que les toitures des bâtiments. "C'a été soudain. Je disais à mes frères : on a un beau jardin, on a de beaux légumes. Et puis j'ai entendu ronfler au loin, et j'ai dit à Bernard : je crois bien que l'orage arrive. Et puis d'un seul coup on a vu les glaçons s'éclater dans la cour, de gros glaçons, des balles de ping pong, peut-être même plus, toutes biscornues. Toutes les toitures sont parties en lambeaux en 30 minutes. C'est horrible, je suis traumatisée. J'ai pleuré ce matin. Nos grands-parents sont arrivés ici en 1947, nos parents ont pris la suite. Voir tous ces biens détruits, saccagés en si peu de temps, c'est horrible. "

Impacts de grêlons dans la toiture d'un hangar, chez Bernard et Patrice Rougier, à Saint-Alpinien © Radio France - Fabien Arnet

Bernard Rougier a fait le tour des bâtiments. "Toutes les toitures ont été percées : la maison d'habitation., la stabulation, les hangars, ainsi que tous les silos de fourrage. On en a au moins pour 200 000 euros de dégâts, c'est faramineux."

"Je n'ai plus d'endroit pour stocker le foin" (Patrice Rougier)

Son frère, Patrice, est sous le choc. "C'est terrible de voir ça. Faut y voir (sic) pour y croire. Je n'ai plus d'endroit pour stocker mon foin, c'est tout cassé. Le foin est fait (depuis quelques jours) et je ne sais pas comment le stocker."

Des amis et voisins venus aider Bernard Rougier (au centre), Patrice et Sylvie Rougier (à gauche), dont le président de la FDSEA Thierry Jamot (à droite) © Radio France - Fabien Arnet

Dès samedi matin, une quinzaine d'amis et voisins sont venus donner un coup de main pour sécuriser les bâtiments, notamment le président de la FDSEA Thierry Jamot qui appelle l'Etat à prendre ses responsabilités. "Les bâtiments sont à refaire, la maison est à refaire, mais ça va prendre du temps tout ça, ça ne va pas se faire en un claquement de doigts. La préfète de la Creuse a été informée, et il va falloir que les autorités se mobilisent pour que les assurances fassent bien leur travail et qu'il n'y ait pas de perte sur tel ou tel produit qui soit stocké dans les bâtiments."

Des cultures ont également été touchées. "Les maïs sont morts", assure Bernard Rougier.

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