Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

20 ans après la grande manifestation anti-FN à Strasbourg, la mobilisation est bien moins forte

-
Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass
Strasbourg, France

A Strasbourg en 1997, 50 000 personnes manifestent contre le FN. En 2002, des dizaines de milliers de citoyens sont dans la rue après la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle. En 2017, la performance de sa fille ne déclenche pas de vague d'indignation.

Manifestation anti Front National à Strasbourg. Illustration
Manifestation anti Front National à Strasbourg. Illustration © Maxppp - Jean Marc Loos

A Strasbourg, 50.000 personnes étaient mobilisées dans les rues de Strasbourg en 1997 contre le Front National, qui tenait son congrès au PMC. En 2002, des dizaines de milliers de citoyens descendent spontanément dans la rue pour exprimer leur opposition au leader du Front national, Jean Marie Le Pen arrivé au deuxieme tour face à Jacques Chirac. Quinze ans plus tard, alors que Marine Le Pen vient de se qualifier pour le second tour de l'élection présidentielle 2017 face à Emmanuel Macron, l'ambiance est différente. Très peu de manifestations, à Strasbourg seulement des dizaines de personnes étaient dans la rue ce lundi 24 avril.

Le Front national au second tour n'est plus une surprise

Il y a 15 ans, le visage de Jean-Marie Le Pen s'affichait à côté de celui de Jacques Chirac, Anne, une strasbourgeoise de 56 ans s'en souvient très bien ce jour-là comme des dizaines de milliers de citoyens, elle n'avait pas hésité une seconde pour manifester : "C'était un choc, c'était une très grande surprise, c'était quelque chose d'inconcevable à l'époque. Je suis surprise qu'il n'y ait pas de manifestation, surtout je suis surprise qu'il n'y ait aucune réaction. On espère que les jeunes qui vont bientôt voter feront quelque chose."

Devant la faculté de droit justement, les jeunes potassent leurs examens, l'heure n'est pas à la manifestation parce que le Front National au second tour Justine et Arthur s'y attendaient : "La peur on ne l'a plus du tout, les trois quarts des gens se disent oui bah Le Pen et ça ne les choquent pas alors que moi ça me choque. C'était prévisible on a vu les sondages avant justement cette élection. Moi ça me fait quand même peur parce que sachant qu'il y avait des manifestations en 2002 là on voit il n'y en n'a pas donc j'ai l'impression que plus de gens sont pour le Front National et pas forcement pour les bonnes causes. " Aujourd'hui, plus d'un électeur sur cinq vote Front national et ça Apolline le voit bien à Westhoffen: "Moi dans mon village elle est sortie avec 32%, j'ai plein d'amis qui votent Front National, soit ils ont oublié soit ils ne savent plus pour qui voter et Marine Le Pen est la solution idéale."

Ça me fait quand même peur, sachant qu'il y avait des manifestations en 2002 là on voit il n'y en n'a pas donc j'ai l'impression que plus de gens sont pour le Front National et pas forcement pour les bonnes causes. Justine, étudiante en droit à Strasbourg."

Georges Federmann, militant anti FN avait appelé à manifester en 1997 et en 2002 mais pour lui ce temps là est révolu : "Je crois qu'il faut qu'on tire les enseignements de 30 ans de combat contre le parti a l'époque qualifié de fasciste. Ce parti a évolué, il incarne et représente l'aspiration de beaucoup de nos citoyens. Il s'agit de rester en lien avec la plupart des gens qui votent au FN tout en se battant." La lutte contre le Front National, ces strasbourgeois ne la feront pas dans la rue mais dans les urnes, le 7 mai prochain.

LIRE AUSSI :

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu