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Covid-19 : la métropole grenobloise, exemptée, pour l'instant, du port du masque à l'extérieur

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Par , France Bleu Isère

On ne compte plus les villes françaises ou européennes qui ont pris des arrêtés pour rendre obligatoire le port du masque en extérieur dans certains quartiers. A Grenoble où le taux de contamination est plus faible qu'ailleurs, on explique que pour l'instant cela n'est pas nécessaire.

Eric Piolle et Christophe Ferrari
Eric Piolle et Christophe Ferrari © Maxppp - Christophe Agostini

Nice, Lille, Toulon, Marseille, Toulouse ont déjà décrété le port du masque obligatoire dans des lieux publics ouverts et Paris devrait suivre dans les jours qui viennent. Et dans les Alpes : Annecy, Chamonix et Megève où le masque est désormais obligatoire jusqu'au 31 août dans certaines zones piétonnes des centre-villes. Emmanuel Macron a convoqué un nouveau Conseil de Défense sur la Covid-19  pour "la semaine prochaine", alors que le nombre de personnes diagnostiquées positives a augmenté de plus de 30% en sept jours.   

Vingt métropoles au cœur du débat : et Grenoble ? 

Le coronavirus "continue à circuler en France, on est en ce moment dans une situation contrôlée, mais dans une situation fragile", a affirmé  mercredi 6 août, Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique. Selon lui, la France dispose de "tous les outils, et le suivi des patients et des contacts se fait dans d'assez bonnes conditions. On a une situation contrôlée avec des outils qui permettent de mieux dépister. Mais on pourrait vite basculer dans une situation comme celle de Barcelone qui a été obligée de se reconfiner partiellement", a-t-il prévenu.   Selon Jean-François Delfraissy, "20 grandes métropoles vont être le cœur du débat car c'est là que sont les jeunes, le travail et les transports en commun les plus marqués donc construisons avec ces territoires et les autorités politiques de ces territoires des vrais plans de confinement partiel si on en a besoin, pour que nous soyons prêts".

Christophe Ferrari, président de la métropole, a réagi depuis son lieu de vacances : "La question qui va se poser est celle des arrêtés municipaux pour l'obligation du port du masque, dans certaines conditions, s'il n'y a pas d'arrêté préfectoral dans le département concerné. C'est bien l'arrêté préfectoral qui est supérieur à l'arrêté municipal. S'il n'y a pas d'arrêté préfectoral, il peut y avoir des arrêtés municipaux.   

Christophe Ferrari " c'est le pouvoir de police générale des maires"

C'est bien le pouvoir des maires qui est posé. Le président de la métropole n'a pas de pouvoir de police générale

"Il y a une décision importante, poursuit Christophe Ferrari, la décision du tribunal administratif de Nice qui a validé l'arrêté de Christian Estrosi , en tant que maire et pas président de la métropole. Le juge a estimé qu'en fonction des circonstances locales liées à la fréquentation, il pourrait y avoir pertinence d'un arrêté municipal. Il y a une évolution des juges sur cette notion d'arrêtés municipaux. A Annecy c'est le maire d'Annecy qui a pris un arrêt. Il y a d'autres arrêtés à d'autres endroits qui sont liés à des sites touristiques. Le rôle de la métropole c'est d'animer et partager des réflexions à mener en fonction des indicateurs puisque c'est bien ça le sujet en fait".

A Grenoble, le maire, en accord avec la préfecture, n'a pas pris encore d'arrêté

A Grenoble, le maire écologiste Eric Piolle suit la situation de près. Mais pour l'instant, il estime qu'il n'y a pas lieu de prendre un arrêté pour rendre le port du masque obligatoire dans les rues. "Comme l'indiquent les chiffres, le virus circule peu en Isère et en particulier dans le bassin grenoblois. En accord avec la préfecture de l'Isère, pas d'arrêté à ce jour. En revanche, nous allons prendre dans les 48 heures, un arrêté pour le rendre obligatoire sur les marchés de plein vent" explique Eric Piolle, qui rappelle que les gestes barrières restent de mise en présence de personnes fragiles ou âgées

Ecoutez Eric Piolle, le maire de Grenoble. Il estime que, pour l'instant, le port du masque en extérieur n'est pas justifié.

De son côté, la députée LaREM, Emilie Chalas, également conseillère municipale et métropolitaine d'opposition,  estime que la population manque d'information de la part des élus de la majorité :  "Il ne faut surtout pas que nos élus locaux oublient que la crise sanitaire n'est pas encore derrière nous. Il devrait y avoir des réponses ou au moins des informations sur la situation dans la métropole. Il y a un vrai sujet de continuité du service public et de responsabilité des élus et plutôt que de dealer, pendant tout l'été, les places et les accords métropolitains,  peut-être devrions-nous, en tant qu'élus locaux nous occuper des gens pour qu'ils vivent mieux "

Le reportage de Gérard Fourgeaud

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