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Politique

Cinq questions à Dominique Busserau, ex-ministre et invité à la rentrée politique d'Alain Juppé ce week-end

vendredi 25 août 2017 à 20:32 Par Thomas Coignac, France Bleu Gironde et France Bleu La Rochelle

A partir de ce samedi, une trentaine de proches d'Alain Juppé se rassemble à Bordeaux. Parmi eux, Valérie Pécresse, Jean-Pierre Raffarin, ou encore Dominique Bussereau. Il espère faire passer les idées juppéistes avant d'élire le nouveau président des Républicains, le 17 décembre prochain.

Dominique Bussereau pourrait passer au premier plan pour défendre les idées d'Alain Juppé.
Dominique Bussereau pourrait passer au premier plan pour défendre les idées d'Alain Juppé. © Maxppp - Maxppp

Bordeaux, France

France Bleu Gironde : Quel est l'objectif de ce rassemblement autour d'Alain Juppé ?

Dominique Bussereau : Ce n'est pas tout à fait un rassemblement, plutôt une rencontre d'une trentaine de ses amis, son ex-équipe de campagne lors de la primaire de la droite et du centre. L’objectif est de confronter nos idées. On appelle cette rencontre, entre nous, les Vendanges de Bordeaux. Il s'agit donc de vendanger nos cerveaux, de presser nos esprits comme des grappes de raisins, pour voir ce que nous pensons de la situation politique actuelle, de la rentrée politique, des premiers mois d'Emmanuel Macron à l'Elysée ou encore de la situation de la droite et du centre. Cela n'a pas pour objet de déboucher sur un club ni de régler les affaire internes des Républicains.

Vous espérez faire élire un juppéiste à la tête des Républicains, lors du Congrès des 10 et 17 décembre ?

Nous verrons, si quelqu’un a l'a envie d'être candidat. Je pense au jeune Maël de Calan serrait un candidat du renouveau, mais il peut y en avoir d’autres. Mais, parmi nous, il n'y a pas que des Républicains, il y a des gens sans parti, des En Marche, des députés Constructifs, des centristes... Ce n'est pas l’organisation d'une secte. Simplement d'une équipe fidèle à Alain Juppé et ses idées, qui veut se retrouver d'une manière amicale pour réfléchir dans le cadre agréable de Bordeaux.

Maël de Calan (à droite), possible successeur d'Alain Juppé ? - Maxppp
Maël de Calan (à droite), possible successeur d'Alain Juppé ? © Maxppp - Maxppp

Vous cherchez tout de même un successeur à Alain Juppé ?

Non (rires) ! Il n'est pas dans une période de succession, même s'il n'est plus candidat à des fonctions nationales. Mais il a une pensée politique modérée, d'une droite moderne, humaniste et européenne. Nous voulons continuer à faire vivre ses idées avec lui. Car ses idées portent encore. Les Français mettent Alain Juppé à la tête des personnalités politiques en qui ils ont le plus confiance. Et peut être que cette rencontre de Bordeaux se perpétuera chaque année.

Si Laurent Wauquiez veut faire la droite pure et dure, j'aurais du mal à y rester

Si Laurent Wauquiez était élu à la tête du parti, verrait-on un schisme entre conservateurs et modérés ?

Il a des chances raisonnables d'être élu, puisqu'il est très sarkozyste comme la majorité de nos militants. Tout dépendra de s'il est capable de faire comme Alain Juppé en 2002, rassembler la droite et le centre. S'il partait sur des propositions qui ne sont pas les nôtres, anti-européennes et ultra-conservatrices, cela posera problème. S'il veut faire la droite pure et dure, j'aurais du mal à y rester.

Le risque de schisme existe. En 2002, à sa création, l'UMP était un rassemblement des libéraux, des gaullistes et des centristes. Si il y avait un resserrement sur la frange la plus à droite, cela poserait un problème. Et en cas de séparation, nous pourrions être emmenés à refaire ce qui était l'équivalent de l'UDF (Union pour la démocratie française, disparue en 2007 au profit du MoDem). Mais nous ne le ferions pas de gaieté de cœur, puisque nous avions milité pour qu'elle fusionne avec le RPR en 2002.

Aucun exode vers La République en Marche à prévoir, donc ?

Ce n'est pas notre famille. Travailler avec les Constructifs et l'UDI, c'est plus évident pour nous. Et puis, que deviendra En Marche ? Pour l’instant, on a du mal a en saisir le fonctionnement et la vie interne. Toute la vie politique française est bouleversée, par la fin du cumul des mandats, l'échec des Républicains, le rétrécissement du PS. Toute la vie politique va devoir se réorganiser