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Politique

À Argelès-sur-Mer, neuf frondeurs réclament la démission du maire

vendredi 29 juin 2018 à 17:08 Par Baptiste Guiet, France Bleu Roussillon

Crise ouverte à Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) : une partie de la majorité de gauche demande officiellement le départ du maire socialiste. Antoine Parra a été condamné à détruire sa maison pour ne pas avoir respecté le permis de construire. Une situation intenable estiment les élus.

Les signataires de la lettre ont tenu une conférence de presse ce vendredi
Les signataires de la lettre ont tenu une conférence de presse ce vendredi © Radio France - Baptiste Guiet

Argelès-sur-Mer, France

Réunis en conférence de presse ce vendredi, neuf élus (dont quatre adjoints et l'ancien maire Pierre Aylagas) de la majorité de gauche à Argelès-sur-Mer ont réclamé officiellement la démission du maire socialiste Antoine Parra. Dans un courrier, ils lui indiquent qu'il n'est plus légitime à occuper ce poste. Antoine Parra a été condamné le 12 avril dernier par le tribunal correctionnel de Perpignan à détruire sa maison. La construction à été jugée illégale car elle ne respectait pas le permis de construire.

"Décemment, il ne peut plus rester, explique le premier adjoint Jean-Patrice Gautier. Si on ne fait rien, on cautionne. Avec cette histoire la gauche va perdre Argelès-sur-Mer en 2020 si on ne fait rien ! Il est dans le déni. Il ne se voit pas coupable de quoi que ce soit."

"Il y a une grosse tâche."

"Je suis très touchée par cette situation, ajoute la socialiste Marina Parra-Joly. J'adore ma ville et je veux qu'elle évolue dans le bon sens. Et pour moi il y a une grosse tâche. Maintenant il y a des habitants qui se demandent si ça vaut le coup de déposer un permis de construire puisque le maire à été condamné !"

"On ne veut pas appuyer sur quelqu'un qui a la tête dans l'eau mais dans l'intérêt de la population il faut faire quelques chose, reconnait Danilo Pilon, le chef de file des élus communistes. Aujourd'hui, la commune est isolée sur la scène politique locale. C'est préjudiciable en matière d'image".

La majorité de gauche à Argelès-sur-Mer est fracturée sur cette question. Antoine Parra a quant à lui fait savoir qu'il ne comptait pas quitter son siège. Le prochain conseil municipal d'Argelès est prévu à la fin du mois d'août.