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"Il faut une règle pour résister au communautarisme" : Philippe Bas défend son texte contre l'islamisme

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Par , France Bleu Cotentin

Le sénateur Les Républicains de la Manche, Philippe Bas, est le co-auteur d'une proposition de loi destinée à lutter contre le communautarisme, l'islamisme radical en particulier. Le texte a été voté lundi 19 octobre au Sénat.

Le sénateur LR de la Manche Philippe Bas
Le sénateur LR de la Manche Philippe Bas © Maxppp - Alexis Sciard

"Nous voulons sortir de la confusion", explique sur France Bleu Cotentin jeudi 22 octobre Philippe Bas, sénateur Les Républicains (LR) de la Manche. Il a co-écrit une proposition de loi qui vise à inscrire dans la Constitution la prééminence des règles de la République, peu importe ses origines ou sa religion. Le texte préparé depuis plusieurs mois a été approuvé par le Sénat, coïncidence, trois jours après l'assassinat de Samuel Paty. "Nous voulons poser une règle claire jamais écrite dans la Constitution pour pouvoir résister à toutes les revendications communautaristes, assure Philippe Bas. On ne doit pas permettre l'ouverture des piscines uniquement pour les femmes à certains horaires. On ne doit pas _interrompre le travail dans les entreprises à l'heure de la prière_. On ne doit pas permettre qu'à l'école les cours de SVT soient remis en cause pour des raisons religieuses. On ne doit pas permettre à l’hôpital qu'une patiente avec son mari exige d’être examinée par un médecin femme pour des raisons religieuses." 

Peu de chance que le texte aille au bout

Ce texte n'a pas convaincu le gouvernement, qui le juge inutile. "La prééminence des lois de la République, qui peut-être contre ? Cette évidence ne touchera jamais les forces haineuses de l'obscurantisme", assène le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti. Sur France Bleu Cotentin, Philippe Bas lui répond : "Bien entendu que c'est une évidence, mais elle ne semble pas entendue par tout le monde. C'est important que _dans la vie quotidienne, chacun sache à quoi s'en tenir_." La proposition de loi, maintenant adoptée par le Sénat, a peu de chances de poursuivre son parcours parlementaire. Pour être adoptée définitivement, il faudrait en effet qu'elle soit votée dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale, dominée par la majorité présidentielle, et ensuite approuvée par référendum. "J'espère que le gouvernement va prendre le temps de la réflexion. Je ne vois pas pourquoi nous n’unirions pas tous nos efforts", ajoute le sénateur de la Manche.

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