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À Biarritz, le maire fait la différence entre "les SDF traditionnels et les punks à chien des pays de l'Est"

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Par , France Bleu Pays Basque, France Bleu

La ville de Biarritz veut fermer le Point Accueil Jour (PAJ) pour les sans-abris et le maire fait le lien direct entre précarité et sécurité. Maider Arostéguy met en avant ses promesses de campagne et veut ouvrir à la place du PAJ un accueil pour les femmes victimes de violences.

Maider Arostéguy veut remplacer l'accueil des SDF par un foyer pour femmes victimes de violences
Maider Arostéguy veut remplacer l'accueil des SDF par un foyer pour femmes victimes de violences © Radio France - Anthony Michel

"La question de la précarité sur Biarritz met en avant la sécurité". Maider Arostéguy (Les Républicains) fait d'emblée un lien direct entre le discours sécuritaire et la gestion de la pauvreté et des Sans domicile fixe dans sa commune. Elle veut aussi "_faire la différence entre le SDF "traditionnel" si je peux dire, parce que je n'aime pas ce terme, de certains punks à chien, qui sont des marginaux extrêmement dangereux qui viennent des pays de l'Est ou de Roumanie et qui créent de l'insécurité. Donc le traitement de ces populations sous l'appellation SDF ne doit pas être le même_". 

Il y a quelques jours, l'association Atherbea qui gère le Point Accueil Jour (PAJ) de Biarritz apprenait que la mairie voulait installer à la place un accueil pour les femmes victimes de violence. Maider Arostéguy met en balance les deux formes de précarité et rappelle que "pendant la campagne nous nous sommes engagés en faveur d'une autre question qui n'est pas traitée à Biarritz: les femmes victimes de violences conjugales". C'est un engagement de campagne, insiste la maire qui veut "tenir ses engagements". 

La mairie veut éloigner les SDF "violents" de l'hypercentre de Biarritz
La mairie veut éloigner les SDF "violents" de l'hypercentre de Biarritz © Radio France - Anthony Michel

Pas de polémique

L'accueil actuel, proche du centre ville, ne semble plus approprié à Maider Arostéguy, elle souhaite "qu'il y ait toujours un accueil des SDF, mais aussi une politique beaucoup plus soucieuse de la sécurité des Biarrots". Elle considère que "il n'y a pas de polémique, on va rencontrer Atherbea de façon sereine et ensemble construire une solution pour répondre à cette problématique". 

Maider Arostéguy: "La question de la précarité met en avant la sécurité".

"C'est son choix politique" lui répond Olivier Picot, le président d'Atherbea : "Il faudra bien que ces gens soient accueillis ailleurs et que cet ailleurs soit accessible. Si c'est au quartier Iraty, ils ont des chiens, ils ne pourront pas prendre le bus, ils ne pourront pas aller y à pied (à cause de l'éloignement). Et s'ils ne sont pas accueillis ils seront dans la rue" déplore le responsable associatif. Il regrette aussi que la mairie n'ait versé que 50.000 euros  de subvention pour la gestion du PAJ, alors que l'équipe précédente, avant les élections, s'était engagée sur 80.000 euros. 

Quant aux femmes victimes de violences, la mairie de Biarritz ne prend pas le problème par le bon bout, pour Olivier Picot. Dans ce dossier, "il faut pas municipaliser mais travailler en équipe, en réseau et en confiance. Si madame Arostéguy veut mettre les seules femmes victimes de violences biarrotes à Biarritz, je pense qu'elle se trompe".

Olivier Picot: "Il faudra bien que ces personnes soient accueillies ailleurs, s'ils ne sont pas accueilli ils seront dans la rue".

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