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Politique

À Laval, Laurent Wauquiez (LR) veut que "la droite assume ses valeurs"

samedi 4 novembre 2017 à 20:59 Par Fabien Burgaud, France Bleu Mayenne

Le favori pour la présidence du parti Les Républicains a tenu une réunion à Laval devant plus de 120 personnes. L'occasion pour lui de continuer son tour de France et répéter à l'envi : "la droite ne doit pas s'excuser d'être de droite".

Laurent Wauquiez à la salle Athènes, face aux élus locaux.
Laurent Wauquiez à la salle Athènes, face aux élus locaux. © Radio France - Fabien Burgaud

Laval, France

Laurent Wauquiez venait à Laval après "90 déplacements". Le discours est rodé, à un mois presque du premier tour de l'élection pour la présidence des LR. Le candidat de 42 ans a déroulé sa vision "vraiment de droite, sans devoir plaire à tout le monde". Une heure de discours sur "l'assistanat", "la nécessité de faire respecter l'ordre comme à Notre-Dame-des-Landes" ou encore "l'augmentation du numerus clausus pour enrayer les déserts médicaux".

"J'aime les hommes de caractère comme lui"

S'il est élu, Laurent Wauquiez espère bien peser au plan national. Il ne perd pas de temps et charge Emmanuel Macron, le chef de l'Etat. "On a affaire à un président qui est très parisien" rétorque-t-il. Le président a un mépris pour nos territoires. La droite à laquelle je suis attachée c'est la droite des territoires. Je viens d'ailleurs d'un département (Haute-Loire) qui est très comparable en terme de population et d'organisation à la Mayenne et Laval".

Il y en a marre de l'eau tiède. Assumons qui nous sommes ! Laurent Wauquiez, candidat à la présidence du parti LR.

Deuxième couche, cette fois sur l'économie. "Ce président prend aussi des mesures extrêmement lourdes pour les classes moyennes. Il fait des cadeaux à certains. Mais pour les classes moyennes c'est la hausse de la CSG, c'est l'augmentation de l'essence, la fiscalité sur le PEL et l'assurance-vie. La droite doit défendre les classes moyennes. On a besoin de faire réentendre la voix de la droite face à Macron. Qu'en face de lui il y ait la voix de cette majorité silencieuse de Français qui en ont assez qu'on fasse n'importe quoi et qu'on mette notre pays la tête à l'envers", affirme le président de la région Auvergne Rhône-Alpes.

Laurent Wauquiez (à droite), et le sénateur mayennais Guillaume Chevrollier (au centre). - Radio France
Laurent Wauquiez (à droite), et le sénateur mayennais Guillaume Chevrollier (au centre). © Radio France - Fabien Burgaud

Puis place aux questions-réponses. François Fillon, le candidat plébiscité lors de la primaire en Mayenne ? "Il a perdu à cause de l'instrumentalisation des affaires, pas sur ses valeurs. Je n'étais pas d'accord sur tout, mais j'ai été loyal, je ne l'ai pas poignardé dans le dos pendant la campagne comme certains". On manque de jeunes aux Républicains ? "Parlez-en à vos petits enfants, il faut les convaincre !" Et l'apprentissage ? "Regardons la Suisse, 1 jeune sur 2 sort de l'apprentissage et il n'y a que 5% de chômage chez les jeunes". Clap de fin, applaudissement, verre de l'amitié.

Je pensais qu'il serait pète-sec mais il est plutôt franc. Ça me plaît. Un militant LR.

"Avec lui, au moins on sait où on va. On assume d'être de droite", analyse Alexandre. Pour une quinquagénaire, là, ça vire à l'admiration : "oh lui je l'adore ! J'aime les hommes de caractère. Je vais me défoncer pour lui. Avant j'étais pour Sarkozy mais lui il est super ! Ce serait bien qu'il soit président en 2022".

Mais être le grand favori d'une élection interne, avantage ou boulet ? "Au contraire, qu'il soit largement devant, c'est super pour la dynamique du parti et ça nous oblige à rassembler tout le monde derrière lui. On sera en ordre de marche comme ça", assène une militante. Vincent est convaincu mais "regrette de ne pas avoir assez entendu parler d'économie". Qu'importe. Comme tout le monde, il ressort galvanisé et sûr de son vote pour le 1er tour de l'élection interne, le 10 décembre.