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CARTE - Météo France maintient 13 départements en vigilance rouge canicule, les orages arrivent par l'ouest

Le maire de Mèze augmente son indemnité de 30%, l'opposition dénonce une mesure indécente

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Par , France Bleu Hérault

À Mèze (Hérault), l'opposition dénonce la décision du maire Henry Fricou, réélu aux dernières municipales, d'augmenter ses indemnités de 30% et de 25% pour ses adjoints. Thierry Baëza, son adversaire au second tour, juge la mesure "indécente" dans le contexte actuel de crise.

Le maire de Mèze, réélu pour un quatrième mandat, a décidé une hausse de ses indemnités de 30% et de 25% pour ses adjoints.
Le maire de Mèze, réélu pour un quatrième mandat, a décidé une hausse de ses indemnités de 30% et de 25% pour ses adjoints. © Maxppp - Vincent Andorra

C'est rarement une mesure populaire... Le maire de Mèze, 11.000 habitants, s'attire les foudres de son opposition pour avoir fait voter la hausse de son indemnité de 30% et de 25% pour ses adjoints, lors du dernier conseil municipal. Henry Fricou a été réélu de justesse pour un quatrième mandat le 28 juin dernier. Son principal opposant Thierry Baëza dénonce une mesure incompréhensible en cette période de crise sanitaire et économique.

40.000 euros par an

Avec cette augmentation, l'indemnité du maire passe de 2.591 euros à 3.356 euros par mois. Entre lui et ses adjoints, le coût pour la commune est de 40.000 euros par an. "C'est indécent dans la période actuelle, s'indigne Thierry Baëza. Je pense aux employés de la mairie qui viennent demander une rallonge et à qui on dit "non, le budget ne nous le permet pas". Ou quand je vois qu'on a reporté les emprunts en cette période de Covid. Et là on va se rajouter 40.000 euros d'indemnités. Il avait qu'à le dire pendant sa campagne qu'il allait commencer son mandat en augmentant ses indemnités.

Mesure d'autant moins justifiée selon cet opposant, que la ville a perdu des compétences, transférées à Sète Agglopôle (la gestion de l'eau, l'école de musique et la bibliothèque).  

"Indécent dans la période actuelle". Thierry Baëza

Démagogie

Pourquoi une telle hausse après trois mandats ? Le maire ne répond pas vraiment à la question mais assume. "C'est la loi, j'applique la loi", se référant à un texte de décembre 2019 qui prévoit que "l’indemnité du maire est de droit et sans débat fixée au maximum. Soit 65 % de l’indice brut terminal de l’échelle indiciaire de la fonction publique." Auparavant il n'utilisait pas l'intégralité du budget destiné aux indemnités. À présent il touche le maximum prévu par la loi et accuse son opposant de démagogie, rappelant au passage que Baëza avait voté pour une hausse de 30% de son indemnité en 2014 quand il était encore adjoint à l'environnement et aux sports. D'un peu plus de 600 euros, elle avait été réévaluée à 856 euros. "Ça ne l'avait pas choqué alors" ironise Henry Fricou. 

"La mission de maire n'est pas de tout repos". Henry Fricou, maire de Mèze

"Si j'avais réduit de 20% on aurait dit que ce n'était pas assez..."

"Je peux comprendre que ça puisse choquer certaines personnes, mais la mission de maire ce n'est pas de tout repos. Tout travail mérite salaire." Il reconnaît toutefois que rien ne l'obligeait à faire voter cette augmentation. "Mais vous savez... à chaque début de mandat, la question des indemnités est critiquée. Si j'avais réduit de 20% on aurait dit que ce n'était pas assez..." Parlant de son voisin Michel Arrouy à Frontignan qui a réduit les indemnités des élus de 15%, il parle d'ailleurs de mesure "ridicule" et de "coup d'esbroufe".

Recours en justice

Cette polémique intervient alors que Thierry Baëza a engagé un recours auprès du tribunal administratif pour contester le résultat du second tour des municipales en raison du faible écart (102 voix) qui le séparait du vainqueur au soir du 28 juin.

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