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Politique

Le maire de Sous-Parsat, 120 habitants, claque la porte et personne ne veut reprendre sa place

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Par , France Bleu Creuse

Une élection municipale complémentaire aura lieu le 8 avril à Sous-Parsat dans la Creuse. Le maire a démissionné, lassé, à 77 ans, de la complexité administrative et de "l'individualisme grandissant" des administrés. Pour l'instant, personne ne veut prendre sa place.

Le petit bâtiment de la mairie de Sous-Parsat abrite aussi l'école.
Le petit bâtiment de la mairie de Sous-Parsat abrite aussi l'école. © Radio France - Marc Bertrand

Sous-Parsat, France

"Quand vous allez voir le docteur et qu'il vous donne 19 de tension, là je me suis dit : il faut que j'arrête", explique Michel Conchon avant d'ajouter "c'est la fin d'une histoire d'amour." Ce chef d'entreprise a réussi dans la robinetterie industrielle - "J'ai commencé dans un garage". Depuis 17 ans, il s'occupait de sa commune "à titre bénévole", en reversant son indemnité au budget de la commune depuis 2001.

A 77 ans, il a décidé de jeter l'éponge. Trop d'"individualisme" chez ses administrés, selon lui. Trop de tracas administratifs aussi : "La France, on est revenu en Union soviétique. C'est un système administratif où vous êtes constamment en train de tamponner, signer".

Ecoutez le ras-le-bol du maire Michel Conchon

Autant de normes "pour 120 habitants que pour 2.000"

Dans la salle de la petite mairie, entre le portrait d'Emmanuel Macron, le gros pot de fleurs et le buste de Marianne, les deux premiers adjoints croulent sous les papiers. Depuis la démission du maire, ils ont repris les affaires courantes.

"Vous voyez, on était en train de parler de la fibre. Moi je ne suis pas de la génération de la fibre. C'est très compliqué", explique Annie Beaut, la première adjointe. "On reçoit autant de circulaires pour notre commune de 120 habitants que pour une ville de 2000 habitants", se désespère le second, Georges Decker. 

On a dû mettre notre petite école aux normes antiterroristes" - La première adjointe

Jusqu'ici, Sous-Parsat a réussi à garder sa petite école de 24 élèves, son église, un local associatif, même une boite aux lettres. Mais d'ici deux ans, l'école pourrait perdre son unique poste d'enseignant. Et la commune pourrait être rattachée à Ahun, 1500 habitants, située à 8 kilomètres de là.

Car avec les normes qui s'accumulent, c'est de plus en plus compliqué : "Pour l'école, on a dû mettre un oeilleton à la porte, opacifier les fenêtres, au cas où un terroriste tenterait de s'introduire dans notre petite école, et ça pèse sur le budget" de 120 000 euros de la commune.

L'élection du 8 avril ? "Encore faut-il trouver des candidats"

Les deux adjoints ont aussi la charge de préparer l'élection municipale complémentaire du 8 avril : "Faudrait déjà qu'on ait des candidats". Un des 11 conseillers de la commune a déménagé. Or pour désigner un nouveau maire, le conseil municipal doit être au complet.

"C'est vrai que la tâche de maire n'enchante personne" souligne la première adjointe "c'est un travail immense, et c'est vrai que ça n'enchante personne d'avoir cette tâche-là." Georges Decker acquiesce, "maire, moi ? Ah non, absolument pas !" Pour l'instant, personne n'est candidat ni pour reprendre la suite du maire, ni pour le siège de conseiller municipal. La date de clôture des candidatures est le 19 mars. Avis aux amateurs.

Reportage à Sous-Parsat

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