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Politique

Absentéisme des députés : François de Rugy s'attire l'ire de l'Assemblée en évoquant les sanctions financières

mardi 6 février 2018 à 15:50 Par Marina Cabiten, France Bleu

Le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, a été critiqué par les députés mardi pour ses propos sur les sanctions financières qu'il veut infliger aux "multirécidivistes de l'absence" de l’hémicycle.

Depuis le perchoir de l'Assemblée nationale, son président François de Rugy voit trop de bancs clairsemés à son goût.
Depuis le perchoir de l'Assemblée nationale, son président François de Rugy voit trop de bancs clairsemés à son goût. © Maxppp -

Quel est le point commun entre les députés Les Républicains, les députés socialistes, et même certains de La République en marche ? Ils sont en colère contre François de Rugy, le président LREM de l'Assemblée nationale. Motif : ses déclarations (dimanche sur BFMTV puis une nouvelle fois mardi à l'Assemblée nationale) sur les sanctions financières qu'il veut "appliquer strictement" aux "multirécidivistes de l'absence".

Des "méthodes de petit comptable", comme le dénonce le groupe LR ? Cette nouvelle sanction voulue par François de Rugy pourrait "atteindre 4.320 euros", en cas de présence à moins des deux tiers des scrutins solennels. 

"Un Playmobil dans l'hémicycle"

Dans les propos du président de l'Assemblée, ce serait moins la sanction en soi qui aurait déplu que la volonté de supprimer la délégation de vote (un élu peut voter à la place d'un autre si ce dernier lui a donné une procuration). "La qualité d'un élu de la nation ne se mesure pas à être un Playmobil dans l'hémicycle, à lever ou baisser la main pour voter ni aux heures de présence en réunion, mais à sa capacité à faire remonter les attentes de la population, les retranscrire dans la loi à certains moments", selon le chef de file des députés LR, Christian Jacob 

L'un des porte-parole des députés socialistes, Boris Vallaud, se sent même visiblement trahi. 

On attend du président de l'Assemblée nationale qu'il défende l'Assemblée, la place du Parlement dans l'équilibre institutionnel" - Boris Vallaud, député PS

Claire O'Petit (LREM) a, elle, exprimé devant des journalistes sa "colère" envers François de Rugy pour ses propos, "dont les collègues en pleine campagne (pour des législatives partielles) n'avaient et n'ont pas besoin".

Retour du débat sur la répartition du temps entre le terrain et les bancs de l'Assemblée

"La responsabilité des parlementaires c'est d'être présents, François de Rugy n'a fait que rappeler le règlement sur la présence en commission et lors des votes solennels", a jugé le patron du groupe MoDem, allié de LREM. Marc Fesneau a cependant appelé à "faire attention de ne pas mettre de critère unique sur le travail parlementaire" car "les critères quantitatifs ne suffisent pas". "On ne peut être à la fois sur le terrain, essayer de percevoir les attentes en circonscription, et être en commission à l'Assemblée, dans l'hémicycle", a-t-il ajouté, plaidant pour "réorganiser le travail parlementaire", avec "des sessions mieux organisées"