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Abstention aux élections régionales : les Français favorables au vote par Internet, selon un sondage

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Par , France Bleu

Alors que l'abstention a dépassé les 60% lors du premier tour des élections régionales et départementales le 20 juin, le vote par Internet pourrait inciter les électeurs à participer davantage indique un sondage Odoxa-Backbone consulting pour Le Figaro et franceinfo diffusé ce jeudi.

Les Français plébiscitent le vote par Internet mais sont opposés au vote obligatoire, e un sondage Odoxa-Backbone consulting pour Le Figaro et franceinfo diffusé jeudi 24 juin.
Les Français plébiscitent le vote par Internet mais sont opposés au vote obligatoire, e un sondage Odoxa-Backbone consulting pour Le Figaro et franceinfo diffusé jeudi 24 juin. © Maxppp - HOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/Alexandre MARCHI

Moins d'un tiers des électeurs ont voté lors du premier tour des élections régionales et départementales dimanche 20 juin. Comment expliquer cette abstention record ? Quelles pistes pour inciter les électeurs à se prononcer à nouveau ? Selon un sondage Odoxa-Backbone consulting pour Le Figaro et franceinfo diffusé ce jeudi, la mise en place du vote par Internet pourrait changer la donne. La mesure "suscite un très fort enthousiasme dans l’opinion", d'après l'institut de sondage. 

Elle est approuvée par 78% des Français interrogés et par 80% des personnes qui se sont abstenues lors du premier tour. Les sympathisants de LREM se montrent les plus enthousiastes avec 93% d'avis favorable, tandis que les sympathisants RN sont les moins enthousiastes (68% d'approbation). Parmi les tranches d'âge, les 25-34 ans sont les plus nombreux à plébisciter le vote par Internet (81% d'avis favorable).

Des sondés majoritairement opposés au vote obligatoire

Inversement, "le vote obligatoire continue de susciter le rejet", d'après cette étude. Deux Français sur trois (65%) sont opposés à son instauration. Ceux qui sont allés voter dimanche (les "non-abstentionnistes") sont plus partagés sur cette mesure : 55% d'entre eux sont favorables au vote obligatoire. Mais chez les abstentionnistes, seuls 23% des sondés se disent pour. 

Le vote obligatoire est particulièrement rejeté par les plus jeunes (73% y sont opposés) et les sympathisants de gauche (68%). À l'inverse,  51% des sympathisants LR y sont favorables.

Manque d'intérêt et défiance 

La moitié des abstentionnistes interrogés (50%) expliquent leur "non-vote" par un manque d'intérêt ou une défiance envers la politique. Parmi ces non-votants, 17% estimaient que voter aux régionales "ne servait à rien", 13% pensaient que "l’offre politique proposée dans leur région ne leur convenait pas", et plus globalement 24% des sondés expliquent que "la politique en général ne les intéressent pas".

60% des Français interrogés (votants et non-votants) estiment ainsi que "les partis politiques et les candidats, qui n’ont pas su intéresser les électeurs à ces élections" sont les principaux responsables de ce niveau élevé d’abstention. Emmanuel Macron "qui a voulu se servir de ces régionales pour sa campagne présidentielle (alliances, envoi de ministres en campagne, tour de France…)", est aussi pointé du doigt, par 37% des sondés.

Enfin 41% des abstentionnistes expliquent qu’ils étaient tout simplement "indisponibles ce jour-là", sans précision sur la raison exacte.

Défaut d'information

16% des abstentionnistes sondés expliquent leur attitude "par un défaut d’information sur ce scrutin". Dans le détail, 5% affirment qu'ils ne "savaient pas que le premier tour des élections avait lieu ce jour-là ou l’ont réalisé trop tard", et 12% expliquent leur abstention "parce qu’ils n’ont pas reçu les informations pratiques leur permettant d’aller voter (programmes, listes en présence, modalités du vote)". 

Cela fait "écho aux nombreux bugs reconnus dans l’acheminement des professions de foi et autres documents relatifs au vote qui ne sont jamais parvenus dans les boîtes aux lettres de nombreux Français", pointe le sondage, qui souligne que la différence de participation entre les régionales de 2015 et celles de 2021 est justement de 16 points.  

Inquiétude pour la démocratie

Quelle qu’en soit la cause, neuf Français sur dix considèrent que cette abstention record est révélatrice "d’une rupture entre les citoyens et la vie politique" (91%) et que cela doit être considéré "comme un signal d’alarme" (86%) pour notre pays. Pour 73% des Français, ce niveau d’abstention est même quelque chose "d’inquiétant pour notre démocratie". 

L'étude souligne la position paradoxale des abstentionnistes qui témoignent quasiment du même niveau d'inquiétude que les votants. Ils sont 90% à parler d’une "rupture entre les citoyens et la vie politique", 84% à penser que c’est un "signal d’alarme", et 65% à considérer que ce niveau d'abstention constitue quelque chose "d’inquiétant pour notre démocratie". "Tout se passe comme si chaque abstentionniste estimait avoir de bonnes raisons de s’abstenir, mais s’alarmait ou d’indignait que d’autres fassent comme lui/elle", commente l'étude.  

* Cette enquête Odoxa-Backbone Consulting a été réalisée auprès d’un échantillon de 1 005 Français interrogés par internet les 23 et 24 juin 2021, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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