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Politique

Accusations de clientélisme : ambiance tendue à la mairie de Bobigny

mercredi 6 décembre 2017 à 18:16 Par Rémi Brancato, France Bleu Paris

Ambiance tendue, à la mairie de Bobigny, depuis la diffusion d'un reportage de l'émission "Pièces à conviction" sur France 3. Une conseillère municipale y accuse la municipalité d'avoir acheté des voix en 2014. La CGT appelle les personnels de la ville à se réunir en assemblée générale ce jeudi.

L'hôtel de ville de Bobigny
L'hôtel de ville de Bobigny © Radio France - Rémi Brancato

Bobigny, France

Le accusations sont lourdes. Dans l'enquête du magazine "Pièces à conviction" diffusé sur France 3 mercredi 29 novembre, une conseillère municipale de Bobigny accuse le camp du maire d'avoir organisé des achats de voix, lors des élections municipales de 2014, élections remportées par l'UDI après des décennies de gestion communiste dans la ville. A l'époque, elle faisait partie de l'équipe UDI. "Il y avait de l'argent qu'ils donnaient aux mecs de cité pour aller voter, je l'ai vu de mes yeux" lâche Sabrina Saidi, face caméra. Cette élue est désormais en conflit ouvert avec la municipalité : en 2016, elle a fait condamner le premier adjoint au maire et un collaborateur pour violences volontaires, des faits qui doivent etre jugés en appel dans les prochaines semaines.

Le maire porte plainte en diffamation

"Il n'y a aucune, aucune preuve, qui nous incrimine de cela : nous avons porté plainte en diffamation avec constitution de partie civile, je n'accepte pas que l'on nous accuse sans preuve" répond aujourd'hui le maire de Bobigny, Stéphane de Paoli, à France Bleu Paris. Il dit avoir déposé une seconde plainte en diffamation contre X : elle vise un témoignage anonyme qui dénonce les pratiques de l'équipe municipale.

Des salaires de "6000, 7000, 8000 euros"

Mais le reportage de France 3 a fait beaucoup de bruit à Bobigny. On y voit aussi des élus CGT de la ville témoigner de pratiques de recrutement qui ne respecteraient pas le cadre légal. "Plusieurs très hauts cadres de l'administration n'avaient ni forcément les diplômes ni l'expérience et des niveaux de salaire extrêmement importants qui crevaient les plafonds" relate Augusta Epanya, de la CGT des territoriaux de Bobigny, qui évoque des salaires "de 6000, 7000, 8000 euros".

Une lettre au préfet

Selon le syndicat, le maire refuserait depuis quelques mois de transmettre aux syndicats les arrêtés de nomination de personnels. Alors la CGT va écrire de nouveau au préfet de Seine-Saint-Denis. "Il y a des moyens de contrôle, la possibilité de regarder comment les budgets sont faits : c'est le rôle de l'Etat" défend Baptiste Talbot, secrétaire géénral de la CGT fonction publique.

Un rapport de la chambre régionale des comptes attendu

De son côté, le maire de Bobigny, n'a pas souhaité commenter sur ce point. Il réserve ses réponses à la Chambre Régionale des Comptes (CRC) qui doit bientôt rendre son rapport sur les finances de la ville. Selon le journal Le Parisien et l'AFP, qui ont pu le consulter, il est sévère. Il évoquerait même le cas de personnels au "casier judiciaire bien rempli".