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Politique

Alexandre Benalla n'a "pas le sentiment d'avoir trahi" Macron, mais reconnaît "une faute"

jeudi 26 juillet 2018 à 10:00 - Mis à jour le jeudi 26 juillet 2018 à 16:09 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Alexandre Benalla, au cœur de la première grave crise politique qui secoue le pouvoir, s'exprime pour la première fois ce jeudi matin, dans un entretien au Monde. L'ancien chargé de mission de l'Elysée, filmé frappant des manifestants à Paris le 1er mai, reconnait avoir "commis une faute".

Alexandre Benalla (avec le casque) en train de violenter des manifestants à Paris, le 1er mai.
Alexandre Benalla (avec le casque) en train de violenter des manifestants à Paris, le 1er mai. © AFP - Naguib-Michel SIDHOM

Alexandre Benalla, au cœur de l'affaire qui porte son nom et qui secoue l’exécutif depuis huit jours, s'exprime pour la première fois ce jeudi matin, dans les colonnes du Monde. L'ancien chargé de mission de l'Elysée, filmé en train de violenter des manifestants le 1er mai à Paris, répond dans un long entretien au quotidien. Il déclare ne pas avoir "le sentiment d'avoir trahi Emmanuel Macron", mais reconnaît "avoir commis une faute."

Une "grosse bêtise" 

"Moi je n'ai pas le sentiment d'avoir trahi le président de la République, j'ai le sentiment d'avoir fait une grosse bêtise. Et d'avoir commis une faute. Mais cette faute, elle est plus d'un point de vue politique: je n'aurais jamais dû aller sur cette manifestation en tant qu'observateur, puis j'aurais peut-être dû rester en retrait", affirme-t-il.

Alexandre Benalla dénonce une volonté "d'atteindre le Président" 

Alexandre Benalla dit "assumer" les faits pour lesquels il est mis en examen et dénonce "une volonté d'atteindre le président de la République, c'est sûr et certain", dans cette interview. "Je dis pas que j'ai servi de fusible, je dis juste que ça a servi plusieurs intérêts, un intérêt pour atteindre le président de la République, à un moment pas mal pour lui, une bonne séquence", poursuit l'ex-collaborateur de l'Elysée. "On a essayé de m’atteindre, de me 'tuer', et c’était l’opportunité aussi d’atteindre le président de la République", précise-t-il.

Benalla était payé 6.000 euros net par mois 

Lors de cette interview, Alexandre Benalla dévoile également le montant de son salaire et la durée de son contrat. "Un contrat sur toute la durée du mandat, donc cinq ans, rémunéré 6 000 euros net, c’est le salaire de tous les chargés de mission.", explique-t-il. 

"Je n'ai pas donné l'ordre d’accélérer le bus des Bleus"

Alexandre Benalla dément avoir fait accélérer le bus des Bleus sur les Champs-Élysées, le jour de leur retour en France avec la Coupe du monde. "Je ne participe plus aux déplacements du président", affirme-t-il. "S’agissant du bus des Bleus, j’ai monté les réunions préparatoires mais je n’ai pas donné l’ordre d’accélérer le rythme du bus ! Je suis juste là pour informer l’Elysée s’il y a un problème. Et je ne m’occupe pas des bagages des joueurs !

Pour Benalla, "des politiques et des policiers" ont fait fuiter l'information 

"Il y a énormément de gens qui se frottent les mains en se disant "ça y est, on s’est débarrassé de lui, il ne va plus nous emmerder, c’est fini", confie Benalla dans cet entretien. "Les gens qui ont sorti cette information sont d’un niveau important, des  politiques et des policiers. Et je ne pense pas à Collomb, en qui j’ai confiance, je ne suis personne pour lui. Mais il y a des gens qui travaillent autour de lui qui auraient pu", accuse-t-il. 

Benalla accuse le directeur de l'ordre public d'avoir menti 

Alexandre Benalla accuse également le directeur de l'ordre public de la préfecture de police de Paris, Alain Gibelin, d'avoir menti en affirmant n'avoir appris sa présence à la manifestation du 1er mai que le lendemain, lors de son audition par la commission d'enquête de l'Assemblée. "Ce n'est pas vrai. On a déjeuné quelques jours avant avec le général Bio-Farina (commandant militaire de l'Elysée). A la fin de ce déjeuner, il m'a demandé si je venais toujours le 1er mai et si j'avais reçu l'équipement que je devais recevoir", affirme Alexandre Benalla.

Interrogé lundi par Marine Le Pen, le haut gradé avait laissé entendre qu'Alexandre Benalla avait participé à des réunions de sécurité à la préfecture de police entre le 2 et le 18 mai, alors qu'il était censé être suspendu., avant de se rétracter.

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